29 septembre 2006
Latendresse, vecteur de haine?
Tout le monde ne parle que de Guillaume Latendresse, la nouvelle recrue du tricolore de flanelle. Tout le monde est bien content de voir enfin de la nouvelle chair de québécois entrer dans l'équipe.
"Un francophone de plus dans l'équipe, c'est bien. C'est très bien!"
Vraiment? Vous n'êtes donc pas conscients? Sales racistes fascistes québécois pure laine! Vous ne voyez pas ce que vous faites?
À force de glorifier autant la venue de chaque pure-laine dans "votre" équipe, ne vous étonnez pas de voir se produire l'inévitable. À force de confondre "club de hockey" et "jeunesse hitlérienne", ne faites pas les vierges offensées lorsque surviendra l'évidence, lorsque la Civic de votre inconscience frappera de plein fouet
l'autobus voyageur de la réalité.
Non! Que je n'en vois pas un être surpris lorsque surviendra une fusillade dans une école de hockey. Vous vous rappellerez alors cette époque ou vous oppressiez les joueurs anglophones à grand coup de "Latendresse".
Mingus
18:05 Publié dans Mingus le Grand | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : Latendresse, hockey, québec
La justice
Un musicien normal peine à se payer un violoniste.
Frédéric De Grandpré a droit à une section de 7 cuivres, piano, basse et batterie pour chanter de façon hyper maniérée une version Music-hall-pseudo-jazz-tsé-comme-Sinatra-pis-le-rat-pack de "Sur la route" de Pierre Flynn. Parallèlement, des musiciens de jazz peinent à payer leur loyer et doivent jouer ce baloney-jazz pour un acteur-chantant au talent digne d'un excellent Karaoké.

Y a des choses qui me dépassent et qui me donnent le goût de faire bouffer des CDs à certaines compagnies de disques.
15:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, québec, canada, musique
24 septembre 2006
Heuuuuuu.....
12:44 Publié dans De choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Nathalie Simard, malaise, mauvais gout, Québec
22 septembre 2006
Sufjan...
Je suis au travail, je n'ai donc pas le temps d'écrire un roman. Mais voilà 15 minutes que je suis sur le frisson en re-découvrant (même si je ne l'ai jamais oublié depuis un an) le fantastique album Illinois de Sufjan Stevens.
Cet homme est touché par la grâce depuis cet album. Les autres avant étaient pour le moins inégaux, mais Illinois est une empilade de mélodies et d'orchestrations qui nous laisse voir un génie musical en pleine possession de ses moyens. Car non seulement son album Illinois est excellent, mais l'album de "restant" (des outtakes, des chansons qu'il n'a pas mises sur le disque) intitulé The avalanche, est à peu près du même niveau d'excellence.
Un génie à découvrir. Garrochez-vous sur Illinois. Maintenant!
10:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sufjan stevens, musique
19 septembre 2006
Comment trouvez-vous mon blogue?
Certains le trouve beau, d'autres le trouve orangé, mais plusieurs le trouvent en faisant une recherche. Un de ceux-là, merci à mon compteur qui me dit tout, cherchait... Je vous laisse voir par vous-même.
Je ne sais pas ce qui me trouble le plus: que quelqu'un ait cherché ça ou que je sois le premier résultat sur Google.... (et quelle image j'aurais dù mettre avec cette entrée???)
21:40 Publié dans Juste du blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rien, blabla
Mingus vous explique Dawson
Depuis la fusillade au Collège Dawson, une question hante tout le monde, ou à tout le moins hante les médias qui nous disent que ça hante tout le monde: mais pourquoi ce drame? Comment un jeune en vient-il à tirer sur tout le monde comme ça?
Certains ont dit que c'était parce que le tireur était "un gothique". S'habiller en noir mène au massacre, tout comme s'habiller en rose mène à cet autre crime qu'est l'homosexualité et tout comme vous habiller comme moi vous rendra à coup sûr plus intelligent. Comme on voit une affiche du film "La fiancé cadavérique" dans le décor de l'une des photos de son blogue, plusieurs suggèrent de bannir Tim Burton, grand cinéaste gothique devant l'éternel, des salles de cinéma. Je suis d'accord.
Mais ce n'est pas tout.
Certains ont dit que c'est parce qu'il écoutait de la musique violente. Ainsi, s'il avait plutôt écouté des chansons d'amour, comme Céline Dion ou Garou, il serait sans doute devenu amoureux plutôt que violent. Également, s'il avait écouté Space Oddity de David Bowie, il serait probablement devenu astronaute. Une grande perte pour l'astronautique moderne. Je suis d'accord.
Mais ce n'est pas tout.
Certains ont dit que ce sont les jeux vidéos qui l'ont poussé au meurtre. Notamment, un jeu vidéo recréant la tuerie de Columbine, qui figurait parmi ses jeux préférés. Regardez le réalisme délirant des graphiques de ce jeu (cliquez sur l'image pour une plus grosse représentation graphique):
On s'y croirait! D'ailleurs, si vous vous souvenez des jeux vidéos de notre jeunesse, Vous vous souvenez alors sans problème de cette rage de manger des champignons que nous avions après quelques heures de Mario Bros. Nos parents devaient parfois courir à l'épicerie pour acheter des champignons afin de nous contenter. Et que dire de nos parents, qui se sont mis au ping pong de façon compulsive, après quelques parties de "Pong" sur leur Atari. Je suis d'accord.
Mais ce n'est pas tout.
Nous croyions avoir fait le tour des déclencheurs possibles de cette presque-hécatombe, mais heureusement, le Globe and Mail vient nous éclairer de son phare du bon sens. On se croirait à Alexandrie. Enfin, une lumière salvatrice perce le brouillard de notre incompréhension avec la même force qu'un soleil pénétrant les eaux d'un lac pour montrer la voie à la truite cherchant nourriture. C'est ce soleil qui permettra à la truite que nous sommes de mordre à l'hameçon de la vérité, que nous verrons enfin.
Le 16 septembre, le grand quotidien nous gratifiait de cet écrit de Jan Wong, intitulé "Get under the desk". Cette chronique devrait être intronisée au panthéon de l'aide à la compréhension entre les peuples, s'il existait réellement (tant pis, nous devrons nous contenter du musée de la corruption ou d'un musé de cire de Québec).
Madame Wong (aucun lien de parenté avec la chanson débutant par Yolande) nous y explique, en résumé, que si les trois seules tueries dans des écoles canadiennes se sont déroulées au Québec, toutes les trois réalisées par des québécois "pas de souche", c'est justement parce que le Québec n'aime pas les "pas de souche" et que ceux-ci se sentent isolés et détestés.
What many outsiders don't realize is how alienating the decades-long linguistic struggle has been in the once-cosmopolitan city. It hasn't just taken a toll on long-time anglophones, it's affected immigrants, too. To be sure, the shootings in all three cases were carried out by mentally disturbed individuals. But what is also true is that in all three cases, the perpetrator was not pure laine, the argot for a "pure" francophone. Elsewhere, to talk of racial "purity" is repugnant. Not in Quebec.
"Once-cosmopolitan city" dit-elle, nous rappellant à quel point Montréal s'est blanchi, québécisé et francisé dans les dernières années. Ce retour en force du blanc francophone dominant à Montréal s'explique par les mesures facistes comme la police de la langue, qui entre dans les commerces pour y battre les contrevenants à la loi 101. Toute cette pression sur les anglophones Montréalais, qui peinent à vivre dans leur langue, semble arriver à son apogée et cela à des conséquences.
To be sure, Mr. Lepine hated women, Mr. Fabrikant hated his engineering colleagues and Mr. Gill hated everyone. But all of them had been marginalized, in a society that valued pure laine.
Oui, qu'on le dise enfin! Si vous n'êtes pas un Tremblay, un Godin ou un Simard, vous êtes un marginal et le Québec vous rejette! Nous ne voulons tellement pas être mêlés aux impurs-laine que nous leur faisons des écoles anglophones. Nous sommes tellement antisémites que nous construisons des hopitaux juifs afin qu'ils ne viennent pas salir les nôtres. Nous avons tellement peur du péril jaune que nous préfèrons les entasser dans le Quartier Chinois, un ghetto qui n'est pas sans rappeler les ghettos juifs de la IIe guerre.
C'est cette ostracisation, cette impossibilité de s'afficher comme étant d'un autre pays, ce refus du peuple québécois à aimer les gens qui ne viennent pas de la Beauce ou de l'Abitibi qui a mené un adolescent à tirer sur tout le monde. En réalité, il ne voulait qu'être québécois.
En tirant sur tout ce qui bouge, Kimver Gill nous a dit un immense "Je t'aime Québec, aime-moi aussi!" Il était à lui seul un immense Love-In.
Sachant cela, comment pouvons-nous prévenir ces événements dans le futur? Nous n'avons pas le choix, il faut faire tomber les barrières entre francophones et anglophones. Il faudra que tous puissent se retrouver et se comprendre. Il faudra que nous parlions tous anglais.
That's a wonderful thing. From now on, instead of being a racist Quebecer, I'll be a racist Canadian.
Mingus
00:50 Publié dans Mingus le Grand | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Dawson, politique, québec, canada, montréal
14 septembre 2006
Et ailleurs?
Pour consulter les liens de cette entrée de mon blogue, vous devez tout d'abord vous "logger" sur le site de la BNQ.
Plusieurs se demandent si on parle trop de la tuerie au Collège Dawson. Voyons ce qui s'est fait dans les autres pays, afin de se mettre en perspective.
Les Unes sur le sujet à travers le monde:
Morgunbladid (Islande)
14 Sep 2006

The Irish Times (IRLANDE)l'article était annoncé en une
14 Sep 2006

The Herald (ANGLETERRE)
14 Sep 2006

Dans les premières pages:
The Journal (LONDRES) p.3
14 Sep 2006

Chicago Tribune (É-U) p.6
14 Sep 2006

The Daily Telegraph (ANGLETERRE) p.5
14 Sep 2006
San Francisco Chronicle (É-U) p.3
14 Sep 2006
Dagbladet (Norvège) p.4
14 Sep 2006

Nuestro Diario (Guatemala) p.8
14 Sep 2006

Kvallsposten (Suède) p.8
14 Sep 2006

Het Nieuwsblad (Belgique) p.3
14 Sep 2006

La Nacion (Argentine) p.5
14 Sep 2006

Etc, etc etc. J'aurais pu continuer encore longtemps. Bref, je ne sais pas si nous on en parle trop, mais sur le plan international, c'est certainement un événement qui a une importance non-négligeable. Notez que nous sommes présentement sur la Une du site du Courrier International.
17:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tuerie, violence, actualités, Québec, Canada, Montréal
12 septembre 2006
Pourquoi mon blogue ne pogne pas
Steve Proulx, du journal Voir, explique sur son blogue les règles pour être "Matante-Friendly"
- La matante aime la bonne humeur. Elle n'aime donc pas les informations susceptibles de choquer ou bousculer, ce qui lui fait davantage apprécier les sujets inoffensifs, non-controversés.
- La matante s'intéresse aux domaines qu'elle peut contrôler: le jardinage, la décoration, la cuisine, l'épicerie. L'inconnu lui fait peur.
- La matante s'intéresse aux petites vedettes locales. Pour elle, le monde culturel québécois se limite aux personnes qui passent à la télé. Ce n'est pas par stupidité: avec toutes ses obligations (jardinage, déco, cuisine, épicerie), la matante n'a tout simplement pas le temps de s'ouvrir à autre chose. De toute façon, l'inconnu lui fait peur.
- La matante aime rire, mais n'apprécie pas l'humour noir, l'ironie, le sarcasme. Elle dé-tes-te les blagues méchantes, en particulier si elles concernent les petites vedettes.
La matante composant la majorité de la population québécoise (matante est ici un terme inclusif, puisque l'on peut, à mon sens, être UN matante) à en juger par les palmarès musicaux et les cotes d'écoute de la Poule aux oeufs d'or, ce quiz culturel avec Guy Mongrain, il n'est pas étonnant que le blogue ci-présent croupisse dans les plus basses sphères du lectorat.
Trop de controverse et pas assez de jardinage, pas de vedettes et une surdose de sarcasme et d'ironie. Le blogue de Mathieu C est un véritable tue-matante, comme les tue-mouches qui font de la flamèche bleue au contact de la bibitte suicidaire.
22:40 Publié dans De choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blogue, matante
Créibilité, quand tu nous tiens.
Dans les dernières pages du journal Ici, Michel Girouard possède une demi-page étiquettée "Publi-Reportage". On ne sait pas exactement qui paie cette colonne "People avec Michel Girouard", mais on présume que ce sont toutes les personnes mentionnées en gras dans sa "chronique".
C'est ordinairement d'une insignifiance innomable et consiste en un gaspillage de papier honteux. Ce l'est encore cette semaine, à une chose près... Après y avoir fait une pub pour un sac à chien (pour mettre son pitou, quoi de mieux qu'un sac de designer?), de danseurs gais et de son docteur, le très hot Doc Laplante, monsieur (?) Girouard nous entretient un peu de son "chum" (sic) Denis Lévesque.
Denis Lévesque? oui oui, vous le connaissez.
En l'espace de quelques mois le chum Denis Lévesque est devenu le king de la chaîne LCN, la canal nouvelles TVA, et ses cotes d'écoute sont exceptionnelles, à un point tel que son show est maintenant présenté en fin de soirée en reprise sur le réseau TVA all the way. En moins de six mois Denis a donc su faire adopter un style qui ressemble un brin à ce que nous offre quotidiennement Anderson Cooper sur CNN. Et ses boss de TVA sont drôlement heureux. Et oui, j'le sais que vous me voyez souvent la face sur son show et c'est toujours un full pleasure pour moi de m'y retrouver...
Ça, mesdames et messieurs, ça vous recrinque une crédibilité journalistique. De TQS à TVA à... Michel Girouard. Longue vie au King!
Dans un autre ordre d'idée, si quelqu'un pouvait m'aider à retrouver le débat du PLC de ce week-end, en audio ou en vidéo, ce serait très apprécié.
Bonne journée mes choux!
08:50 Publié dans De choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 septembre 2006
"J'oublie, quand c'est fini j'oublie"
Tiré du Courrier International de cette semaine:
Amnésie Arbeit macht frei” : le travail libère. C’est la phrase écrite à l’entrée du camp d’Auschwitz. Et c’est malheureusement le slogan choisi par Tommaso Coletti, président de la province de Chieti, pour les dépliants et les encarts publicitaires vantant les Centres pour l’emploi. “Le travail rend libre. Je ne me souviens pas où j’ai lu cette phrase”, écrit M. Coletti dans la publicité, “mais c’est une de ces citations qui vous frappent immédiatement parce qu’elles renferment une immense vérité.”
Un génocide est si vite oublié... que voulez-vous.
22:35 Publié dans De choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





