31 décembre 2006

Bonne année?

Je vous souhaiterais bien une bonne année, mais en tant qu'athée (agnostique serait plus juste), je ne crois pas au premier janvier. Je délèguerai donc la tâche à des personnages politiques importants.

 

Tout d'abord, Stephen Harper et son minou Cheddar.

 

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N'est-ce pas attendrissant ce petit minou? Et que dire du chat dans ses bras...

 

Et parce qu'au Blogue de Mathieu C, on est pas cheap, nous avonc convaincu Stéphane Dion de revêtir sa plus belle bonne humeur afin de venir vous souhaiter une joyeuse St-Sylvestre.

 

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Stéphane, toujours près à faire d'une bière deux saoul*, en a profité pour faire sa photo de passeport.

 

Allez! On se revoit en 2007 bande de lecteurs de blogue! Je vous aime tous! (Sauf toi là, avec une moustache. C'est vraiment laid)

 

* Expression volée à l'excellent Urbain Desbois 

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29 décembre 2006

Le grand chelem?

Dans un billet précédent, j'invitais un autre dictateur sanguinaire à mourir afin de compléter un grand chelem ou un tour du chapeau en 2006. Maintenant que Saddam Hussein a été pendu (c'est pas mal officiel à l'heure où j'écris), est-ce que ça me satisfait?

 

medium_hangman.jpgDevant un humain sans conscience et sans morale, nous avons la responsabilité d'être mieux que lui. Nous avons le devoir de posséder cette morale et cette humanité qui lui font défaut, sinon, que sommes-nous d'autre que des versions miniatures de lui?

 

La pendaison de Saddam Hussein porte en elle un message que je trouve malsain : la réponse à un acte de violence est un autre acte de violence. Il est légitime de répondre à la mort par la mort. Je n'ai pas l'impression que c'est ce qui va faire avancer les standards moraux au Moyen-Orient. Bien sûr, tout ne tient pas qu'à ça et les menaces à la démocratie et au bon sens pullulent en Irak. N'empêche, ça aurait été un début, et un bon.

 

Je ne pourrais considérer sa pendaison comme une belle occasion de me réjouir. Ne vous y trompez pas : une ordure de moins sur la planète, c'est toujours quelque chose de bien. Par contre, toutes les morts ne s'équivalent pas. Si ces dictateurs n'avaient pas le droit d'enlever la vie ou la liberté de leurs citoyens, nous n'avons pas plus le droit de leur enlever la vie.

 

De plus, le pendre, c'est s'enlever toutes les belles possibilités qui résident entre les murs d'une prison. Personne ne se souvient des photos d'Abou Grahib?

 

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Kid Koala - Moon River

Voilà un petit bout que j'avais le goût de vous montrer ça. 

 



Kid Koala faisant une version de Moon River. Selon moi, c'est littéralement amener l'art de la table-tournante à un nouveau niveau. Ce ne sont pas que des table-tournantes dans les mains de Kid Koala, ce sont de véritables instruments qui lui servent à créer, à partir de musique déjà existante, une musique complètement nouvelle et personnelle. Cette pièce repousse des limites techniques, mais elle demeure une oeuvre sensible et touchante. Il dépasse l'artifice technique et se sert de sa technique pour toucher la musique. Du grand art.

 

Pour ceux qui ne serait pas trop sûrs de ce qu'ils voient, voici quelques explications:

- Sur ses deux tables, il y a exactement le même disque. Il se sert de ça pour faire ses scractchs et ses effets d'écho sans que la pièce ne s'arrête. Le bouton dans le milieu lui permet de donner du volume à un ou à l'autre ou aux deux en même temps.

- Au milieu de la pièce, oui oui, vous avez bien vu: il va chercher ses notes sur les disques. Il dépose son aiguille à l'endroit qu'il lui faut pour obtenir la mélodie qu'il veut. Notez comment il joue avec le bouton "off" de ses table pour passer d'une à l'autre en laissant la note tomber lentement.

- Remarquez aussi comment, à 4:45, il va chercher une note qu'il laisse tomber.

 

Franchement, on peut difficilement trouver plus post-moderne comme art non? Je crois que c'est tout simplement génial et j'utilise le terme en voulant dire que c'est un génie, pas seulement comme une figure de style.

 

Un autre moment de post-modernisme, une de ses pièce: Skanky Panky 

 

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Dans un autre ordre d'idée, je me demandais si je n'étais peut-être pas mieux de séparer mon blogue et d'en créer un autre pour mettre de la musique. Il me semble que c'est un gros fouttoir ici, mélangeant actualité plate, politique absurde, humour absurde, critiques musicales, suggestions de disque, photos de politicien... C'est un peut le bordel non?

 

Si je mettais la musique ailleurs, ça aiderait? Qu'en pensez-vous? Comment aimez-vous votre Blogue de Mathieu C? Je veux votre avis fidèles lecteurs!

   

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26 décembre 2006

C'est après-Noel car il neige dans ma tête...

medium__1909335_monkey10.jpgQuand je suis parti de Montréal le 23 décembre 2006, il n'y avait partout qu'une désertique absence de neige. C'était il n'y a pas si longtemps. J'irais même jusqu'à dire que c'était il y a 3 jours.

Nous pouvions marcher des jours et des jours dans la cité sans que jamais notre chemin ne croise celui d'une congère. Nous pouvions galoper des semaines dans l'acropole sans que nous ayons à surmonter d'énormes névés barrant notre route glorieuse. Les nivologues étaient sans équivoque : « on a plus les bancs de neige qu'on avait... »

À aucun endroit ne trônait le moindre flocon de neige. Pas un pouce carré n'était recouvert de ces hydrométéores que l'enfance aime bien façonner en boule pour lancer joyeusement au visage de "celui qui est pas dans la gang", dans toute l'innocence de cet âge béni où la vérité sort de notre bouche en même temps que la bave et les dents de lait.

Il n'y avait autour de moi, dans mon Montréal urbain à base de ville, que gazon pétrifié, boue attendant qu'un pied s'y pose et flaques d'eau, parfois gelée, mais jamais, non, jamais ô grand jamais, prenant par pure fantaisie la forme d'un flocon, fût-il à 6, 7 ou 8 branches. Pas de surface neigeuse. Nada. Rien.

— T'as de la neige là.
— T'as un trou dans ta mitaine

C'est pas à Montréal le 24 décembre 2006 qu'auraient pu être dites ces paroles empreintes de la sagesse populaire de notre cinématographie nationale.

Bien qu'assez avancés dans le douzième des mois de cette année composant la 2006e de l'ère ouverte par l'arrivée d'un marmot dans un désert, nos regards n'avaient pas encore reçu le cadeau d'entrapercevoir ne serait-ce qu'une seule floche de cette fantaisie des éléments. Cette symphonie écrite à 4 mains par le froid, l'eau, les grandes altitudes, les nuages et la géométrie des particules semblait devoir être pour toujours inachevée, comme si, pour cette saison, Schubert avait pris la relève de Jocelyne Blouin. Ce concerto pour pelle que l'on joue traditionnellement, chaque année semblait être constamment reportée et aucun Nagano de la météorologie ne pouvait changer le cours de ce triste destin.

Nul besoin de sortir pelles, excavatrices, bêches, palots et binettes pour se frayer un chemin à travers d'inextricables rassemblements de mottons blancs et molletonneux. Aucune binette, fusse-t-elle au visage ou au bout d'un manche, n'avait encore connu le contact tendre, froid et floconneux de la neige. « La marde blanche » comme on aime bien l'appeler après quelques mois de cohabitation plus ou moins forcée.

Nulle part ne reposait le moindre flocon pouvant nous rappeler la proximité de ce jour où nous entendons enfin pour la dernière fois de l'année les hosties de tounes de Noël. Et je reviens aujourd'hui, le 26 décembre, à Montréal. Qu'ai-je la surprise de voir trainer un peu partout? Oui, comme d'habitude, des seringues et des sans-abris, mais cette fois-ci, une belle couche de neige recouvrait ces deux agréments habituels de la vie en cité.

De la neige toute nouvelle le 26 décembre. Après tant d'attente.

C'est la magie du Boxing Day!

 

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25 décembre 2006

Joyeux... (Insérez ici quelque chose qui ne choque pas vos valeurs)

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Et je profite de l'occasion pour vous offrir mon cadeau, en tant que blogue. Je suis un grand admirateur de Dan Piraro, dessinateur de BD en une case publié dans un bon paquet de journaux, mais aucun journal québécois (surtout pas la Presse, qui a décidé de se débarrasser de tous les comics drôles qu'ils pouvaient avoir pour n'en garder que Béatrice, Ben et Boris. Sérieux, mes patates sont insultées que je les épluche sur ces pages...)
 
Vous pouvez savourer chaque jour un nouveau morceau du délire de la série Bizaro de Dan Piraro à cette adresse. C'est vraiment un délice et il me fait plaisir de vous le donner en cadeau. Si si, j'insiste. Prenez-le et gardez-le précieusement. Ce lien vous mettra le sourire au visage tous les jours, ou presque.
 
 
Sur ce, en ce monde d'accomodement raisonnable, je vous souhaite un très bon solstice d'hiver. Passez d'agréables soirées à déballer les cadeaux de l'amour sous l'arbre de vie, décoré de milles et unes lumières célébrant ce jour où un sauveur est venu parmi nous: notre sauveur, le solstice.
 
 
Ça va? J'ai choqué personne? 
 
 
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23 décembre 2006

Le grand ménage annuel

Y a pas à dire, côté « grand débarras de déchets de l'humanité », la fin de l'année a été très bonne!  Nous avons eu presque coup sur coup Milton Friedman, mon économiste favori, et Augusto Pinochet, mon dictateur sanguinaire préféré. Les deux amis partant pour les cieux presque en même temps, c'est très touchant. Car, le saviez-vous? Quand Milton Friedman a vu que Pinochet s'apprêtait à installer un véritable paradis de stabilité politique au Chili, il lui a personnellement téléphoné pour lui offrir de tester sa dernière théorie économique. Ha, je vous dis : quand les grands esprits se rencontrent.

 

Ils sont donc morts, comme meurt la demande lorsque l'offre devient trop grande. Dommage que la théorie économique débile de Friedman ne s'applique pas aux droits humains ou à la liberté, parce que je suis persuadé qu'il y a plus de dictateurs dans le monde qu'il y a de demande. 

 

C'était déjà pas mal en fait de purification de l'air que l'on respire sur cette planète que la disparition de ces 2 merdes, et voici que s'ajoutait hier, comme une sorte de cadeau de Nowel (ou de solstice d'hiver, pour les gens de Patrimoine Canada), la mort de Saparmurat Niyazov, dictateur/président-à-vie/homme-imbu-de-lui-même-sans-respect-de-la-vie du Turkménistan. 

 

Tout d'abord, quelques faits sur le Turkménistan :

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  • Population : 5,042,920
  • Mortalité infantile : 72.56 morts/1,000 naissance vivante (au Canada : 4.69/1000)
  • Espérance de vie : 61.83 ans (Canada : 80.22)
  • PIB par habitant : 7 900 $ [Wikipedia avance plutôt 5 700 $ et le livre l'État du monde 8 098 $] (Canada : 33 900 $)

(Selon le CIA World Factbook)

 

Ce magnifique pays possède de larges réserves de gaz naturel et de pétrole et est un grand producteur de coton. Le Turkménistan possédait aussi un sympathique président, auto-proclamé à vie (son mandat est donc échu), du nom de Saparmurat Niyazov ou, comme il aimait humblement se faire appeler « Serdar Turkmenbashi » ou Türkmenbaşy, ce qui signifie « Chef des Turkmènes ». Adorable non?


Une statue en or de lui :

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Quelques-unes de ses grandes réalisations :

  • Lorsqu'en 1997 il décide d'arrêter de fumer, il bannit la cigarette de tous les endroits publics et interdit à ses ministres de s'adonner à ce vice. Bon, d'accord, c'est un peu comme le Québec, je sais;
  • Il a banni l'opéra, le ballet en 2001, puisque ça ne fait pas partie de la culture Tukrmane;
  • En 2004, il a interdit le port des cheveux longs et de la barbe pour les jeunes hommes;
  • Il a renommé les mois du calendrier. Ainsi, le mois de janvier porte maintenant son nom et celui d'avril, celui de sa mère. Comme il l'a dit à une journaliste de CBS : « There's no harm done. You can't have a great country without great ancestors - and we had none before,” says Turkmenbashi. « We're starting new, with a new society, and this new culture will be followed for centuries. »;
  • Son livre, le Rukhnama, est enseigné dans toutes les écoles du pays et il en a fait inscrire des extraits aux côtés d'extraits du Coran dans une mosquée de 100 millions de dollars de la capitale Ashgabat;
  • Parlant de la capitale, justement, il a fait fermer tous les hôpitaux à l'extérieur d’Achgabat, disant que les gens malades étaient bien capables de se rendre à la capitale;
  • Les médecins ne portent plus serment à Hippocrate, mais directement à Saparmurat Niyazov;
  • Il a fait fermer les bibliothèques du pays, puisque les habitants du Turkménistan ne lisent pas de livres;
  • N'aimant pas les chiens, il les a aussi bannis de la capitale;
 
Bref, un homme sympathique et amoureux des libertés civiles. Il n'avait d'ailleurs aucun problème politique dans son pays. Comme le disait le Washington Post:
 
He has no opposition protesters to arrest, since all dissenters are jailed, exiled or forced into mental hospitals long before they can congregate in the capital.
 
Un petit résumé, en anglais, de sa vison de la démocratie :
 
"I would like to emphasize that we shall not elect deputies of the parliament through a party or faction," - said Niyazov.
He acknowledged that although there was rich experience in the world where deputies to the parliament were elected on the basis of party affiliations but he rejected that model for Turkmenistan. He explained that by going for proportional representation where parties nominated deputies to the parliament according the percentage of overall votes they bagged one ran the risk of discarding the opinion of those voters whose parties did not get enough votes to send MPs to the parliament.

« In a small country like ours, practically everyone knows important people in districts and provinces. Therefore, we shall go for direct elections," - declared Niyazov.

He said that from the current population of 6.552 million, there were 2.472 million registered voters. « In future they would get the opportunity to elect only those they know well.»

He also explained, "If we begin to create groups and parties, it would generate the risk of infringement of interests of some groups."


Et c'est pour cette raison que, en cas d'élection, les candidats ne sont que des membres de son parti. Une démocratie plus que fonctionnelle donc, et à l'écoute de ses citoyens.

 

Comme tout bon dictateur, pensons à notre ami Kim jung Il, Niyazov aimait bien étendre sa grosse face partout. Une autre statue de lui, pour continuer :

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Celle-là est bien plus cool : elle tourne et son visage est donc toujours face au soleil. C'est le soleil qui doit être content!

 

Comme nous l'apprend CBS, ce n'est pas parce qu'il est imbu de lui-même, ce serait bien mal le connaitre. 

 

His face is everywhere, and you can’t walk a block without seeing either a statue or photo of him.

“If I was a worker and my president gave me all the things they have here in Turkmenistan, I would not only paint his picture, I would have his picture on my shoulder, or on my clothing,” says Turkmenbashi. “I'm personally against seeing my pictures and statues in the streets - but it's what the people want.” 

 

Vraiment, c'est pas facile la vie de président-à-vie. Je lui souhaite donc que la mort lui aille mieux et qu'il n'ait pas à s'endurer autant que dans son incarnation terrestre.

 

Admettez, autant de problèmes, ça vous y fait penser à deux fois avant de devenir un dictateur autoritaire. Non?

 

Quelques liens :

 

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Maintenant, si la tête de Kim Jung Il pouvait exploser à force d'enfler, ça ferait un véritable grand Chelem pour cette fin d'année 2006. Allez mon Kim! Te reste 8 jours! T'es capable!

 

 

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22 décembre 2006

L'environnement, priorité bidon

medium_kyoto.jpgLa Presse
Actualités, mercredi 20 décembre 2006, p. A23

Les Canadiens "verts" par défaut

PC

Ottawa - Les sondages le démontrent, l'environnement préoccupe de plus en plus la population canadienne, un fait que le premier ministre Stephen Harper explique par l'absence de problèmes économiques, de scandales ou d'affrontements avec les séparatistes.

En entrevue de fin d'année, M. Harper a [affirmé que:]

" Premièrement, on doit dire pourquoi l'environnement est la priorité pour la population, a fait valoir le premier ministre conservateur. C'est parce qu'il n'y a plus de scandales, il n'y a plus de menace contre l'unité nationale, il n'y a plus de gouvernement qui n'agit jamais, il y a une économie forte malgré un ralentissement aux États-Unis. "

Comme les " choses vont bien pour le Canada et le Québec ", le public n'aurait donc plus à se préoccuper de problèmes plus inquiétants.

[...]
 
Ha ben voilà! Stephen il a compris : les Canadiens ne sont pas vraiment des écologistes, c'est seulement parce qu'ils s'ennuient.
 
 
Mais qu'il se rassure : avec le niveau des océans qui va monter, les canicules répétées même en plein janvier, les maladies exotiques qui vont monter de plus en plus haut sur le continent, les problèmes d'agriculture et les berges qui vont s'effriter, les Canadiens vont avoir en masse de choses desquelles s'inquiéter. L'environnement devrait donc descendre dans les priorités et redevenir ce qu'il est supposé être, soit un sujet aussi important que l'épaisseur des croutes à tarte, la standardisation des couleurs de teintures à cheveux et l'éradication des maladies que juste les pauvres ont, comme le paludisme.
 
 
 
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Marvin Gaye - What's going on

medium_marvin_.jpgMaintenant que j'ai le temps, il faut que je vous parle de l'un des meilleurs disques que j'ai écoutés depuis... longtemps. Une merveille, un joyau : What's going on de Marvin Gaye.

 

Lors de sa parution sur support vinyle en 1971, le disque était, bien évidemment, divisé en une face A et une face B. Dans le cas présent, la face A est ce qui constitue la pièce de résistance, la viande du disque. Et pas n'importe quelle viande : du filet mignon mes amis.  

 

De un, mettez des écouteurs. Si possible, de gros écouteurs. Ensuite, laissez-vous aspirer par la fresque musicale qu'élabore Marvin Gaye dans les 6 premières pièces (la face A). Toutes les chansons s'y enchainent et présentent des arrangements inventifs, particulièrement au niveau des voix, et des ambiances voisines, mais jamais pareilles. Du hit What's going on jusqu'au climax de Mercy mercy me (The ecology) en passant par l'ambiance flottante de Flying high, nos oreilles ne cessent d'être ébloui par les orchestrations riches, les voix qui sortent de partout et font pleuvoir de la mélodie partout et le soul et le groove qui déborde de cet album.

 

Ce qui constituait la face B n'est pas tout à fait à la hauteur, mais la barre est mise tellement haute avec le voyage musical de la face précédente que l'on peut facilement pardonner la chose. What's going on, c'est du grand RnB (l'original, pas l'affaire insupportable que l'on fait aujourd'hui sous ce même nom) sans les effusions vocales rasantes et évitant plusieurs clichés tout en en utilisant d'autres de façon tout à fait originale.

 

De bonnes chansons (même si la compagnie de disque Motown ne voulait pas le mettre sur le marché pour cause de manque de hit), une réalisation incroyable (l'album sonne... il sonne!), un chanteur à la voix magnifique et possédant une puissance soul rarement entendue... voilà qui mérite à ce disque un : 5/5 (et pour ceux qui connaissent mon opinion habituelle sur le soul, le blues et le RnB, c'est vraiment quelque chose)

 

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18 décembre 2006

Mon vieux tu m'a jeté sur une nouvelle

medium_radio-broadcast-large.jpgMon vieux tu m'as jeté sur une nouvelle, c'est une émission extraordinaire. Extraordinaire parce qu'elle n'a eu lieu qu'une seule fois.

Les membres:

  • Jo-Annie Larue
  • Caroline Larocque-Allard
  • Caroline G-Murphy
  • Joseph Elfassi
  • Lisanne Rheault-Leblanc
  • Mathieu Charlebois

Les plus observateurs auront remarqué une version augmentée de l'équipe de La vie... pis toute. Les autres n'y auront vu que mon nom et salivent déjà à l'idée de retremper leur oreille dans une autre de mes incroyables apparitions devant un micro.

Régalez-vous mesdames et messieurs. C'est disponible ici.

 

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08 décembre 2006

Lover's Spit

Lover's spit, de Broken Social Scene, album You forgot it in people.

 

C'est l'une des meilleures chansons que j'ai jamais entendu. Voilà.

 

(Le vidéo est fait à partir d'une version éditée, puisque l'originale dure 6:22)

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Toutes les notes