30 janvier 2007

Fais-moi une place.

Le blogue de Mathieu C est fier de vous présenter le premier envoi de notre correspondant à l'étranger: François Richard. Porfitez-en bien: il nous coûte une fortune en hôtel et en prostitués mineurs. 

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medium_moshe_clown.jpgSoldanestie, Moldavie - Le président d’Israël, Moshe Katsav, s’est vu dans l’obligation de renoncer temporairement à ses fonctions à la tête de l’État hébreu suite à des accusations de viol et d’harcèlement sexuel que plusieurs employées de sexe féminin de son bureau ont déposées à son endroit. Moshe Katsav clame son innocence et malgré les nombreux appels à la démission de la part de la classe politique israélienne, il entend bien se défendre en cour afin de laver son honneur.


Dans le premier entretien qu’il accorde à un journaliste depuis que ces accusations d’inconduite sexuelle ont été posées contre lui, Moshe Katsav raconte sa version des faits.


«L’incident dont fait état mon ancienne secrétaire s’est déroulée au cours d’un voyage en Europe, effectué dans le cadre de mes fonctions, explique le Président. Nous étions allés visiter une communauté juive orthodoxe du Nord-est de la Moldavie.»


Selon Moshe Katsav, à Soldanesti, les installations disponibles étaient, au mieux, frugales. «Nous devions partager deux chambres à cinq, avec un lit double dans chacune. Bon, le peuple juif a beaucoup souffert au cours de son histoire, certains de mes compatriotes ont vécu bien pire, mais je suis président tout de même», souligne le chef de l’état hébreu.


Moshe Katsav et sa secrétaire ont convenu de partager la même chambre et le même lit. C’est alors que les choses auraient mal tournées.

«Je lui ai dit, on est civilisés. On partage le lit en deux cinquante-cinquante, moitié-moitié. J’ai juste besoin d’un endroit pour m’installer. L’espace est restreint, mais on peut partager sans problème. Suffit qu’on s’entende.»

Quelques instants plus tard, alors que la secrétaire commençait à s’assoupir, Moshe Katsav admet lui avoir passé son bras autour de la taille. «Elle a rouspété, mais je lui ai dit, non, non, notre accord tiens toujours, je déborde un peu ici et là, mais ça n’a rien à voir c’est toujours ton espace et je respecte ce fait.»

Pendant qu’il proférait ces paroles, le Président s’est mis à lui tripoter les seins et a glissé sa cuisse entre les siennes. La secrétaire a alors menacé Moshe Katsav de le frapper s’il n’arrêtait pas de la toucher de façon inconvenante.

«Alors là, à mon grand désarroi, j’ai réalisé que je n’avais plus d’interlocuteur crédible. Enfin, je veux dire, si les gens avec qui ont doit discuter ont recours à la violence, on ne peut plus négocier. J’ai donc décidé de mettre un mur entre nous et d’agir dans mon intérêt avant toute chose.»

Moshe Katsav l’a alors solidement empoignée et a soulagé ses bas instincts en elle contre son gré. Toutefois, il prétend n’avoir pas mal agi dans cette histoire. «Ce qu’il faut comprendre, c’est que c’était inconcevable de ne pas déborder sur son territoire. J’avais besoin de plus d’espace pour être à l’aise. Qui sait ce qui serait arrivé si je n’avais pas empiété sur sa partie du lit! Elle a menacé de me jeter en bas si je dépassais de ma moitié, niant par là de façon flagrante mon droit d’occuper le territoire. Non, ce qu’il faut retenir de cette histoire c’est qu’il vaut toujours mieux faire violence aux autres avant qu’ils ne s’en prennent à nous.»



François Richard (Agence Franck-Presse)

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Commentaires

Puisque personne semble n'oser le faire, je déclare que ce texte est officiellement génial.

Ecrit par : Freddy boy | 02 février 2007

La journée où le Bnai' Brith va débarquer chez toi, tu vas comprendre le silence radio qui règnait sur cet envoi.

Ecrit par : Mathieu C | 02 février 2007

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