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07 septembre 2007
Comment devenir un vrai journaliste
Ben voilà, c'est fait, j'ai une carte de Radio-Canada avec ma photo dessus. (Ce qui ne signifie pas pour autant que je ne suis pas un sans-emploi)
"Mais Monsieur C, comment en arrive-t-on à un tel niveau profesionnel?"
Tout d'abord, vous pouvez continuer à m'appeller mademoiselle, laissez-moi faire le Monsieur. Ensuite, écoutez les conseils que vous lirez dans cette note. Ils sont les barreaux d'une échelle qui vous permettra d'atteindre les plus haut sommets, sauf peut-être le Kilimandjaro ou le Mont Mégantic, qu'il serait plutôt étrange de vouloir gravir avec une échelle.
Vivacité d'esprit, recherches approfondies, intelligence et don inné pour les entrevues. Ce sont mes armes. Laissez-moi illustrer par un extrait de ma passionnante vie professionnelle.
Voilà-ti pas que j'arrive un matin et qu'on me dit:
"Toi, Mathieu, tu vas aller au lancement de la programmation de Radio-Canada télé et tu nous ramènes des entrevues de vedettes."
Immédiatement, dans une phrase contenant toutes les caractéristiques d'un réponse positive, j'acquiesçai de dire oui. Je ne sens à ce moment aucun besoin de mentionner que ça fait un an et demi que j'ai pas regardé la télé, à part Minuit le soir et Le coeur a ses raisons.
Armé de mes grandes connaissances en matière télévisuelle, je me pointe à la conférence de presse, prêt à interviewer les grandes vedettes. Première déception: bien que ces téléséries soient à l'affiche, aucun acteur de Lost, de Grey's Anatomy ou de Desesperate Housewive en vue. Dommage, j'aurais aimé leur demander ce qu'ils pensent de leur voix en français.
En lieu et place de ces vraies vedettes se trouve plein de monde. Certains que je reconnais. D'autres dont je n'avais jamais soupçonné l'existence, mais qui sont pris en photo par tout ce qui se trouve de kodak dans la place. Parmi ceux que je connais, plusieurs dont je n'ai jamais vu le programme, malgré qu'ils en soient à leur 5e saison.
Je me sens tout à fait à ma place. Les questions à poser me viennent à l'esprit à une vitesse effarante. Je suis en feu et j'accumule les interviews du siècle et les pullitzers de la couverture de lancement de télé.
Le moment le plus glorieux, à part le moment où je dis à Annie Brocoli: "excusez-moi, c'est quoi encore le nom de votre émission? j'ai un blanc" Je vous le livre en mille:
- Alors, Louis Morissette... ... ... hum... ... Quoi de neuf dans la nouvelle saison de C.A.?
Deux années d'étude en journalisme dans le corps, c'est pas long que ça paraît.
17:45 Publié dans Juste du blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, Québec, Canada, moi






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