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11 novembre 2007

Les universités, qu'ossa donne?

b0d6d11ada2f8ca5fc63545828e04e98.jpgTsé, je regardais ça là pis les université, Qu'ossa donne?

J'en connais plein de monde qui ont réussi pis qui sont jamais allé à l'université. Louis Cyr tsé, y a jamais eu un diplôme pis ça l'a pas empêché d'être l'homme le plus fort du monde. Même chose pour le grand Antonio. Qu'est-ce qu'y aurait pu tirer de plus le Grand Antonio avec un diplôme universitaire?

Quand est-ce qu'on a besoin de ça, un universitaire?
Je veux dire, à part pour faire des commissions sur les accommodements raisonnables, quand est-ce qu'on se sert de ça un intellectuel?

Un prof d'université, ça écrit dans le Devoir, ça va à la radio de Radio-Canne ou à Télé-Québec, mais c'est toute tsé.
À part former d'autres futurs profs d'université, là...
 
Les universités, qu'ossa donne? Ça donne rien.

Moi je dis qu'on devrait transformer les bâtisses d'université en gros terminus voyageurs pis en tour à bureaux. Ouin.
 
 
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Commentaires

Ben d'accord!

Ça va faire! Pus capable!

J'mettrait la hache là dedans, les universités, moi, ça serait pas long. Faut qu'on arrête de prendre les argents de mes impôts-les-plus-élevés-en-amérique-du-nord pour entretenir du pas-vrai-monde qui s'intéresse à des pas-vraies-affaires.

Regarder les députés de l'ADQ, pas besoin d'un diplôme pour réussir!

Ray

Ecrit par : Raymond Barbatif | 12 novembre 2007

c'est surtout les sciences humaines qui sont inutiles. pourquoi faire une maitrise en geographie ou en sociologie ? pour travailler dans un supermarché peut être ?

Ecrit par : annie pas toujours gentille | 13 novembre 2007

Bien dit Annie!

Et j'ajouterai: la théologie, la musique et les arts, l'histoire, la philosophie, les mathématiques pures, la cosmologie etc.

Chequer ben ça, je vais vous le régler le problème du sous financement, moi. Voilà ce qu'il faut faire. À chaque année, ont fait un sondage auprès des grandes entreprises. On leur demande le nombre d'employés dont elles auront besoin dans cinq ans, les compétences que ces employés devraient avoir, l'orientation idéologique qu'il faut leur inculquer, etc. Pis là, on ouvre exactement le bon nombre de place dans le bon nombre de cours, avec les bons contenus et la bonne vision du monde. Pour ces programmes là, les frais sont déboursés par ton futur employeur (mais attention, pas n'importe qui peut entrer, faut passer des tests... pis si tu décroches, il faut repayer les frais).

Tu veux étudier autre chose le gros? Quelque chose d'inutile? Pas de problème: paye! Le gros prix, pas des pinottes comme maintenant. Genre 10 000$ par session pour étudier l'écriture cunéiforme, faut que ça te tente pour vrai!

Quin! Pus de problème pis le gouvernement va peut-être enfin laisser mon portefeuille tranquille.

Ray

Ecrit par : Raymond Barbatif | 13 novembre 2007

Un peu d'histoire... ben oui, cette matière parfaitement inutile, sans rentabilité et qui font des gens qui euh, qui euh, savent des affaires qui servent à rien parce que ça s'est passé y'a longtemps.

Ce n'est pas nouveau cette volonté de faire de l'université uniquement une école professionnelle, formant des gens à des habilités utiles, au détriment de la recherche formelle. Cette tension entre les deux natures possibles de l'université est apparue dès le 14e siècle, soit en plein essor de création de ces institutions. Les toutes premières universités fondées au 12e siècle (Bologne, Oxford, Paris, ...) se voulaient entièrement dédiées à la transmission du savoir. Toutefois, dès le début du 14e siècle, avec le développement de ce que nous appellerions maintenant la fonction publique, le besoin en "fonctionnaires", en gens lettrés, instruits, s'est accentué. On a donc voulu former des "clercs laïcs", c'est-à-dire des gens qui pouvaient oeuvrer dans l'administration en connaissant suffisamment les lettres (latin, grec), les sciences mathématiques et le droit. Les autorités politiques (royales et nobles en général) ont donc financé la fondation d'autres universités de moindre importance, telle Toulouse, Caen, Bordeaux, etc. En échange, bien sûr, ces autorités voulaient que les étudiants qui en sortiraient diplômés soit utiles au bien commun, qu'ils travaillent pour l'administration.

Déjà, au 14e siècle, on peut lire des textes qui, pour le fond, sont en tout point semblables à vos revendications, désirant que l'Université se recentre sur sa vocation première, la transmission du savoir et la recherche formelle, de façon désintéressée ! Et déjà, on trouve des lettres de plaintes (et des mouvements de protestations) d'étudiants qui trouvent qu'il est devenu trop onéreux de fréquenter l'université à cause... des frais afférents (mais oui, au 14e siècle, on s'est mis à exiger des frais plus élevés pour le logement, pour l'entretien des salles, il fallait payer le chauffage des classes, le salaire des profs, etc.).

Éternel combat, certes, mais la survie de l'institution universitaire sur autant de siècles prouve bien qu'il n'est pas vain de questionner sa nature, sa vocation et le futur que nous voulons lui donner.

Ecrit par : Pimpette | 13 novembre 2007

Bonjour Pimpette,

Vraiment intéressant, merci. Après une réponse articulée et posée comme ça, ça serait inque pas correct de continuer, pseudonyment, dans la satire.

M.Éborgner


P.S: Pour le fun, Ray Barbatif aurait probablement répondu:

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Ouin, pour le fond peut-être. Mais pour le style, chu pas battable!

Pis à part de t'ça, mon idée de planifier cinq ans à l'avance, chu sûr que persone y a pensé avant. Tiens, on pourrait appeler ça un plan... heu... quinquannuel.

Ray
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Ecrit par : M.Éborgner | 14 novembre 2007

Je suis allée à l'université, en mathématiques... j'ai eu mon bacc et puis... je me rappelle de rien et ca ne m'a pas vraiment apporté grand chose. J'ai été paralégale pendant longtemps, j'ai géré des dossiers, sans jamais avoir pris de cours là-dedans et je crois sincèrement que j'étais meilleure qu'une fille qui sort de l'école (ok, c'est pas universitaire, mais quand même). Aujourd'hui, je suis prof... oui, bon, je sais, mais au secondaire. J'enseigne et j'ai pas mon diplome encore. Ca va m'apporter quelque chose de le faire, mais il y a des cours vraiment INUTILES... tsé, il faut qu'il y ait 120 crédits!!! Et je m'excuse, mais y en a qui sortent de là gradués... qui le méritent pas.

Alors: tu as du monde capable de faire une job, qui ne le font pas parce qu'ils n'ont pas la formation universitaire et tu as les universitaires qui ne font pas la job comme il faut... ironique, non?

Ecrit par : LaProf | 22 janvier 2008

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