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17 novembre 2007
La lecture, c'est dangereux!
Lecture publique devant la Grande Bibliothèque
Les étudiants ont effectué une autre action de mobilisation, vendredi. Une dizaine d'étudiants affiliés au Rassemblement des artistes très sensibilisés (RATS), de l'UQÀM, se sont installés sous une bannière, devant la Grande Bibliothèque, où ils ont effectué une lecture publique.
Ils voulaient ainsi dénoncer le plan de redressement de l'UQÀM exigé par le gouvernement du Québec et, du même coup, le sous-financement du réseau universitaire québécois. Cette activité visait ainsi à sensibiliser la population à l'importance de l'accessibilité aux études.
Les forces de l'ordre ont demandé à la direction de la Grande Bibliothèque de fermer ses portes, ce qui a été fait.
Je vais tenter de vous trouver une photo de cette très dangereuse opération de lecture qui a forcé la fermeture de la Bibliothèque Nationale. En attendant, voici ce que c'est, un VRAI cube:





Pourquoi le cube:
L'éducation permet d'envisager le monde sous différents angles, de différentes manières et le savoir emprunte toutes les formes, s'insérant autant l'art que dans le travail manuel.
Parallèlement, les origines de la situation catastrophique des universités québécoises et de l'UQAM sont multiples et aussi multiformes que le sont les remèdes à cette situation. Seuls l'amalgame et l'amoncellement des gestes et des idées pourront faire changer les choses.
L'action des cubes utilise la symbolique des formes changeantes et l'accumulation de la masse et de la multitude pour faire résonner ces faits.
Chaque participant fera sa part pour construire, déconstruire et transporter un monument pour l'éducation. Le carré rouge, symbole de l'importance du réinvestissement en éducation devient tridimensionnel, pour souligner qu'il est plus urgent que jamais de réinvestir et de penser à nouveau l'éducation post-secondaire.
À midi trente, mercredi, l'immense cube construit dans l'agora sera déconstruit bloc par bloc. Chaque bloc sera alors porté par deux étudiants pour qu'ils soient réarrangés en pyramide, en colonne et en diverses formes afin d'occuper un espace public.
Lors d'une flash-mob comme celle-ci, une masse de personnes posent un même geste simple. L'accumulation de ce simple geste est capable d'en créer un plus grand. Ce n'est qu'en allant tous dans la même direction que nous arriverons à changer la direction dangereusement comptable que prend l'éducation au Québec. Il est temps de cesser de gérer l'Université et de recommencer à la penser.
12:05 Publié dans UQAM en grève 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






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