23 février 2007

Fersen, duo Ukulélé

medium_uku-red-f.jpg"Nous avons adapté une partie du répertoire spécialement pour le Ukulélé. Chaque soir, nous le regrettons", de nous dire Thomas Fersen en début de spectacle. Il n'y a rien à regretter, cher Thomas. Je n'avais jamais remarqué avant cette magnifique soirée que tes textes étaient aussi bons. Seules de fortes chansons peuvent survivre à un tel dénuement. Visiblement (ou auditivement), les tiennes le sont.

Une très belle idée, que ce duo Ukulélé.

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11 octobre 2006

Matmos au National (10 octobre)

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Matmos, duo composé de Martin Schmidt et Drew Daniel, était de passage à Montréal ce soir dans le cadre de la tournée accompagnant leur dernier opus The Rose Has Teeth in the Mouth of a Beast, une série d'hommages à différents auteurs et philosophes. Certaines pièces étaient donc accompagnées de lecture d'extrait de ces auteurs. La musique n'avait cependant absolument pas besoin de ce support vocal tant elles étaient riches en imagination et en textures sonores.

 

Le groupe de 5 percussionnistes So percussion ouvrait le spectacle et ceux qui ont reconnu aux premiers coups de bongo le début de Drumming, de Steve Reich, ont tout de suite compris que ce serait un spectacle à haute teneur intellectuelle. Remarquez, ils auraient dû le deviner en voyant une salle assise alors que c'était un spectacle de musique électronique...

 

Intellectuel, ce l'était certainement. Cela dit, rien n'empêche les cerveaux de s'amuser. Le plaisir était évident sur les visages des (trop peu nombreux) spectateurs. Il aurait été difficile de ne pas être amusé par l'inventivité, la débrouillardise et le côté ludique de Matmos. Pour ces deux gaillards au look de l'employé de bureau avec qui personne ne veut diner, aucun moyen n'est trop étrange ou rudimentaire pour produire les sons les plus complexes, ceux que des gens passent des heures à créer sur leur ordinateur. Que ce soit de presser des lames de xylophones sur de la glace carbonique ou de se servir de bouquets de roses comme bâton, l'important c'est le résultat. Et le résultat, il est là : nos oreilles sont ébahies et la musique s'en bonifie.

 

La plupart des pièces semblaient débuter d'un chaos d'où arrivait à émerger des constructions tantôt groovys, tantôt étranges, mais toujours fascinantes. Les musiciens de So percussion, qui assurait également le rôle de backing-band, venaient ajouter de l'humain à la machine et empêchaient avec brio Matmos de n'être qu'un "show de laptop" ou une expérience qu'il vaut mieux garder sur disque.

 

Bref, un spectacle qui valait amplement son 24 $ contrairement à Yo la Tengo, vu la semaine dernière dans la même salle. Yo La Tengo devrait retourner faire des disques parce qu'en spectacle ils sont pénibles. Ça sonnait comme un college band qui se cherche un autre musicien. Pas loin d'être pourri...

 

  

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15 juin 2006

Katerine, 100% VIP (Veritable Iconoclaste Professionnel)

medium_kwsind.jpgOn l'attendait sur disque avec des guitares et des violons, il est arrivé avec des synthés primitifs et un beatbox. On l'attendait sur scène avec une artillerie électro, il se pointe avec un groupe de rock. Katerine aime surprendre et il a réussi son coup au Spectrum ce jeudi.

 

Les 2 guitares électriques, la basse et la batterie entourant le français Katerine ont insufflé une énergie et une couleur totalement rock, et même carrémment garage par moment, aux pièces électros du disque Robots après tout. Elles y sont toutes passées ou presque, de 100% VIP à Numéros en passant par l'incontournable Louxor j'adore, rejouée dans le rappel au grand bonheur de tous. S'y sont ajouté des classiques comme Mort à la poésie et Je vous emmerde, également revisitées par le quatuor rock. Toute cette musique, agrémentée de quelques chorégraphies joyeusement kitches, ont rapidement mis le public dans la petite poche arrière de l'étrange chanteur.

 

Katerine, c'est un personnage. Lui-même le dit en présentant une pièce. Un personnage impossible à prendre au sérieux, ce qui serait de toute façon difficile à faire avec un homme vêtu d'un foulard et d'une chemise rose. Derrière des textes prétenduement décallés et  ironiques se cache en fait des angoisses face à la mort et à la vie et une analyse poétique de la vie en société.

 

C'est ce qui fait toute la force de l'oeuvre de Katerine: malgré l'attitude détachée, on sent profondément l'humain qui se dissimule derrière. Il a beau tout faire pour le cacher, il ressort tout le temps. Son comportement bordélique sur scène montre sa gêne et son chant approximatif, alors qu'on le sait capable d'être parfaitement juste, révèle sa peur de se montrer dans toute sa beauté. Rien n'y fait: Katerine est beau, peu importe les monstres en carton qu'il agite.

 

Après une telle performance et une telle revisite de son oeuvre, nul ne peut deviner quelle direction prendra maintenant Philippe Katerine, et c'est tant mieux. 

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08 mai 2006

Pas déjà!

Ben voilà!

Après une semaine de quiproquos et d'attente due à la paerfait conjoncture entre un courriel sans pièce jointe (que ce n'est pas moi qui ai envoyé) et une rédactrice en chef en vacance, voici mon article sur Karkwa enfin en ligne sur le site de CHOQ.fm

 http://web.choq.fm/article.php?id=2530

Bourrez-vous la face mes chanceux, c'est moi qui paie!

 

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02 mai 2006

Karkwa au Club Soda

Un petite primeur, puisque l'article n'est pas encore en ligne. Ma critique du spectacle de Karkwa. Quel bon groupe...

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Entre bonnes mains avec [Karkwa]

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Par Mathieu Charlebois


Tout d'abord, une masse sonore, et ensuite, la pièce La fuite. Mais personne n'aurait voulu prendre la fuite, tellement [Karkwa] avait réussi à nous embarquer, déjà, quatre minutes après le du début du concert que le groupe donnait jeudi le 27 avril.

Le Club Soda semblait prêt à le suivre n'importe où, un état qui a duré le temps de M'empêcher de sortir, Vertige, L'épaule froide, Les Vapeurs et Pili Pili. On suit n'importe où les gens qui savent ce qu'ils font et les musiciens de [Karkwa] le savent très bien.

Avec un tel départ, il était très difficile de réussir à garder tout le monde dans le bateau pour les deux heures qui allaient suivre. Malgré quelques dérives au milieu du spectacle, notamment lorsqu'il jouait des pièces de son premier disque, le groupe a su rattraper son public pour un sprint final avec Redlight, Coup d'état et Les froids fonds.

On pouvait aisément le deviner sur disque, mais le spectacle est venu le confirmer à ceux qui en doutait encore: Louis-Jean Cormier (voix et guitares), François Lafontaine (claviers et voix), Martin Lamontagne (basse), Stéphane Bergeron (batterie) et Julien Sagot (percussions et voix) sont des musiciens de très grands talents. Il n’y avait qu'à jeter un oeil aux doigts de Cormier sur sa guitare pour comprendre que ce qui s'y passait n'était pas simple. Les pièces étaient souvent allongées, laissant de la place pour des improvisations bruitistes et des montées spectaculaires.

Trois écrans offraient des projections vidéo en arrière-plan et des lumières rouges clignotaient pendant Redlight. Voilà pour la mise en scène. C'était fort joli, mais ce n'était pas ce qui importait ce soir-là: [Karkwa] fait définitivement passer la musique d'abord.

En fait, le plus grand talent des musiciens de [Karkwa] réside probablement dans le fait qu'ils réussissent à passer par-dessus la complexité de ce qu'ils livrent pour aller directement au coeur de la musique, toucher le sentiment, cette pépite d'or que tant de grands techniciens ne réussissent pas à trouver en triturant leurs instruments.

Cela dit, les textes ne sont pas pour autant pris à la légère et le public a su montrer qu'il aimait les paroles du groupe. Ainsi, dans les moments plus calmes, nous pu entendre voler une mouche puisque la foule se faisait un plaisir d'accompagner le chanteur Louis-Jean Cormier, à son grand bonheur.

En entrevue à CHOQ, le batteur Stéphane Bergeron racontait que le groupe en était encore à apprivoiser les plus grosses salles. En effet, on ne peut pas dire qu'ils étaient époustouflants d'aisance lorsque venait le temps de présenter les chansons, mais c'est là un bien petit défaut quand la musique parle autant d'elle-même.

Sur une note plus personnelle, votre humble serviteur a appris ce soir-là que, si les tremblements s'immobilisent, le gars complètement soûl qui s'installe juste devant soi le fait rarement.
 

 

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30 avril 2006

Philippe B, l'entrevue et la critique

 

Toujours dans le cadre de Bibi veut savoir, nous avions invité un chanteur que j'aime beaucoup: Philippe B. Ne ratant jamais une occasion de ploguer mon émission et d'avoir des billets gratis pour un spectacle, je me suis proposé pour faire le critique du spectacle 2 jours après. Voici donc l'article qui en est sorti.

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http://web.choq.fm/article.php?id=2506

Philippe B. se mérite un A

 

Par : Mathieu C

Date : 11/04/06

C'est le 5 avril au Lion d'Or que Philippe B présentait son disque en spectacle de façon “officielle”, après quelques passages dans des Maisons de la Culture. Un rapide regard autour permettait de voir plusieurs personnes dans leur bulle, absorbées dans le monde de métaphores et d'endroits racontés de Philippe B. Ce n'était pas nécessairement meilleur que sur le disque, mais c'était plus chaleureux, plus vrai

Il était, pour l'occasion, accompagné de l'effacé mais fiable Philippe Brault à la contrebasse ainsi que de Josiane Hébert à l'accordéon. Le trio nous a offert les 11 pièces du disque, en plus de 6 nouvelles et 3 reprises (Tom Waits, Beck et Daniel Lanois).


Les quelques chansons qui perdaient en instrumentation lors du passage vers la scène y gagnaient en permettant de mieux écouter les paroles. Par exemple, Le Déluge, une fois dépouillée de sa batterie et de ses guitares, laisse voir un texte magnifique et une poésie très réussie.


C'était simple, mais aussi extrêmement riche. Bergeron est un mélodiste de grand talent, qui sait faire passer quelque chose de très relevé avec une impression de grande simplicité et d'évidence. Philippe B, c'est le plus beau dessin qu'on peut faire avec trois couleurs.


Ce n'est pas un “académicien”, il chante un peu du nez. Plusieurs seraient même tentés de dire qu'il chante mieux quand il fait des reprises, ce qui n'est pas faux. Mais à mon avis, il ne chante alors que de façon moins personnelle. Sa voix et sa façon de chanter sont une façon de s'approprier ses chansons. Un peu comme Richard Desjardins, à qui il fait parfois penser dans le choix de mots.


Mais diantre! De qui parle-t-on?


Philippe Bergeron, c'est Phil B. Sympatico alias “le chanteur de Gwenwed” alias “le guitariste de Pierre Lapointe” alias Philippe B. C'est cette dernière incarnation qui nous intéresse ici.


Mais tout d'abord, Gwenwed est-ce que ça existe encore? Difficile à dire. Le groupe n'est pas mort, mais il se peut qu'on ne le revoit jamais. Ils voudraient travailler encore ensemble, mais ils sont très occupés. Après 15 ans, on peut comprendre qu'un groupe ait besoin d'air frais. On lui pardonne d'ailleurs aisément si cela permet au chanteur et compositeur principal de nous offrir un aussi joli disque que celui de Philippe B, paru en octobre 2005.


Déjà, pour moi, d'avoir ma photo sur une pochette, c'était une grosse étape psychologique” explique Philippe Bergeron lorsqu'on lui demande pourquoi utiliser Philippe B plutôt que son nom complet. “Ça met une distance, poursuit-il, ça permet de jouer avec la fiction et le côté biographique.” Philippe B est “une des choses que Philippe Bergeron fait”, son projet le plus personnel.


Alors qu'il n'écrivait pratiquement aucune parole pour Gwenwed, parce que “ça fittait pas” dit-il, le guitariste nous offre sur son premier disque onze textes bien construits, mêlant avec grâce les souvenirs réels et les histoires inventées.


Le disque éponyme de Monsieur B a le défaut d'être un peu court avec ses 34 minutes. La qualité des nouvelles pièces qu'il nous a données à entendre ne rendra que plus difficile l'attente de son deuxième opus, qu'il prévoit pour un très lointain mai 2007.


Mention toute spéciale à la première partie de Dany Placard et ses chansons comme un vieux pick-up sur un chemin de garnotte. Il a distribué bonheurs et frissons. Magique.


Philippe B. était invité à l'émission “Bibi veut savoir... et moi aussi” pour une longue entrevue et deux prestations acoustiques. Cliquez ci-dessous pour vous en remplir les oreilles.


http://63.134.216.58/Accounts/Z99944X_Bibi_23744/entrevue...

 

 

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Loco Locass, un poids plume qui en impose

Mon deuxième article pour le portail de CHOQ. C'était en fait la récupération d'une entrevue faite pour un autre cours, que j'ai viré en article couvrant la sortie de leur livre Poids plume.

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http://web.choq.fm/article.php?id=2318


Loco Locass, un poids plume qui en impose

Date : 16/12/05
Par : Mathieu Charlebois

Une entrevue avec Loco Locass, c'est à la fois un rêve et un cauchemar. Les 3 loquaces parlent bien et intelligemment, mais leur verve semble intarissable et le temps est compté. Comment faire pour ne pas manquer ma chance de poser les bonnes questions? Plus le temps de m'inquiéter, les voilà qui entrent.

On s'installe tranquillement, on se salue, on se serre la main... Chafiik, c'est le musicien, celui qui tient ses traits arabes de sa mère libanaise. Batlam, c'est celui qui, dans une autre vie, est l'acteur connu sous le nom de Sébastien Ricard. Vous l'avez peut-être vu dans l'émission Tabou ou récemment dans la pièce Big Shoot. Biz, c'est le plus grand avec une tuque sur la tête et à la parole très facile. J'ai prévu le coup et j'installe sans rien dire un micro entre Chafiik et Batlam, puis un juste pour lui.

 

La première question ne sera pas de moi, mais de Biz. “Bon, pourquoi on est ici donc? C'est quoi cette entrevue exactement?”. Questionnement légitime: ils sont à la toute fin d'une journée de promotion pour leur livre Poids Plume, qui rassemble les textes du disque Amour Oral et du précédent disque en concert In Vivo, et je suis probablement le quinzième à leur poser des questions aujourd'hui. Mais justement, comment se débrouillent-ils avec toutes ces activités médiatiques? C'est sûrement très différent de l'époque de Manifestif.

 

“J'avais un gros problème avec les médias après la tournée de Manifestif, de dire Batlam. On faisait plein de promos, je me demandais à quoi ça rimait tout ça et je trouvais que c'était ridicule parce que les ventes de disques ne bougeaient pas.”

 

Il est vrai que leur premier disque, lancé en octobre 2000, ne s'était pas beaucoup vendu, surtout si l'on compare au succès de leur deuxième opus, Amour Oral, récemment certifié disque d'or (50 000 copies vendues, alors qu'à la sortie de ce dernier, Manifestif n'avait trouvé que 20 000 preneurs).

 

Et est-ce que ce problème s'est réglé? Heureusement, oui. Ils ne sont pas Daniel Bélanger (qui ne fait plus d'entrevue, à la fois parce qu'il n'aime pas ça et parce que de toute façon, son disque va vendre) et ils le savent. Ils ne peuvent se passer de la promotion, c'est un mal nécessaire.

 

Tout le monde parle... de Loco Locass

 

Les participations à des émissions de télé, les entrevues et toutes les apparitions publiques sont choisies par le groupe, qui n'a même plus de gérant. Les trois musiciens ont le plein contrôle. Tout ne se fait pas facilement par contre. À l'arrivée de l'invitation de l'émission Tout le monde en parle, Chafiik “sautait de joie” mais Batlam ne voulait absolument pas y aller. C'est dans ces moments-là que le fait d'être trois est “magnifique” selon Biz. “S'il y en a 2 sur 3 qui sont d'accord, il y a une légitimité démocratique et l'autre ne peut pas vraiment chialer.”

 

Ils doivent être aujourd'hui bien contents d'avoir accepté l'invitation de Guy A. Lepage et son fou, puisqu’eux-mêmes placent cette apparition comme étant l'évènement qui les a fait passer en deuxième vitesse. Depuis, le disque se vend très bien, les spectacles se succèdent et les salles sont combles. La cerise sur le sundae: le Félix d'auteur-compositeur de l'année leur a été décerné au dernier gala de l'ADISQ.

 

“C'est quelque chose qui nous fait vraiment plaisir. Ça vient confirmer le fait qu'on écrit des chansons, que notre succès n'est pas seulement dû à notre engagement” témoigne Biz.

Conditions gagnantes

Leur popularité nouvelle a certainement plusieurs avantages sur le plan médiatique. Le rapport de force n'est plus le même. Même s'ils ne refusent jamais une entrevue d'un journal ou une radio étudiant, il est fini le temps où ils étaient “prêt à faire 15 heures d'auto pour 10 minutes d'entrevue”.

 

Lors qu'un média majeur l'invite, le groupe pose maintenant ses propres conditions. ”Si une émission fait aussi jouer de la musique, on veut y jouer une chanson; et si on y joue une chanson, il faut que ce soit avec nos musiciens.” explique Chafiik. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils ont refusé d'aller à Bons baisers de France cet été et à Belle et Bum récemment et ce, malgré les très bonnes cotes d'écoute de ces deux émissions.

 

De plus, la grande demande pour les avoir en entrevue leur donne la possibilité d'imposer, en quelque sorte, les sujets qui vont être abordés. “En plus, on est trois. C'est très facile d'orienter le cours de la discussion. On peut même se poser des questions entre nous” d'ajouter Chafiik avec un sourire coquin. ”On va pas là pour faire de la plug et ça, ça me plaît.” Les trois poètes étaient d'ailleurs à l'émission La fosse aux lionnes il y a 20 minutes. Ils y ont parlé de la course à la chefferie du PQ, de politique fédérale et de culture. On est donc bien loin de la simple opération marketing accompagnant une sortie de livre.

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L'exigence: remède contre la sénilité

Si Les Loco Locass sont exigeants avec les émissions qui les reçoivent, ils le sont également envers eux-mêmes et réclament que chaque entrevue soit “une nouvelle aventure”. Que veux dire Batlam par là? “Il n'y a rien de plus désagréable que d'entendre quelqu'un dire 15 fois la même chose sous prétexte que le public, lui, ne l'a pas encore entendu. La réalité est mouvante et ce que tu as dit tantôt n'est plus vrai maintenant.”

 

“C'est à moi qu'il parle là, de s'esclaffer Biz. Je suis meilleur qu'eux pour 'faire de la cassette'. Alors ils me disent 't'as trouvé une bonne image, une bonne expression? Ben trouves-en 10 autres maintenant!' C'est stimulant” Ce à quoi Batlam répond: “Mais on fait ça pour nous, on veut pas devenir séniles!”

 

C'est vrai que “Sénile, mobile et volubile”, c'est moins vendeur que leur désormais célèbre “Débile, mobile et volubile”...

 

 

Le livre Poids Plume est paru aux éditions Fides.

24,95$

 

 

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Karkwa au Divan Orange

 

Mon premier article sur CHOQ! (yé)

C'était à propos d'un spectacle présenté par [Karkwa] au Divan Orange (d'où le titre) au début de décembre 2005

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http://web.choq.fm/article.php?id=2313

Karkwa au Divan Orange

 

Date : 13/12/05
Par : Mathieu Charlebois

Le Divan Orange était rempli, les claviers planants, les guitares acérées, la basse bien vibrante et le public comblé lors du spectacle donné par le groupe [Karkwa] ce samedi. Le groupe était ravi de voir la salle aussi pleine, surtout qu'ils n'avaient fait aucun appel et que les gens présents étaient tous de nouveaux visages.

Les tremblements s'immobilisent a été encensé par la critique et avec raison. Les chansons du disque sont puissantes, c'est un rock à la fois planant et bien planté dans le sol soutenu par la voix de Cormier, superbe et bien maîtrisée. Le tout est très bien rendu en spectacle; énergie, coeur et nouveaux arrangements en prime.

 

Bien qu'on se soit un peu ennuyé de Brigitte Fontaine durant « Red Light » et malgré une deuxième partie un peu moins puissante que la première (uniquement à cause du choix des pièces), il était impossible de s'ennuyer durant cette prestation tellement le plaisir de jouer était évident et l'énergie surabondante.

 

Faisant penser par moment à Radiohead, les chansons de [Karkwa] sonnaient avant tout comme... du [Karkwa], ce qui est une grande qualité. Le groupe a enchaîné sans fausse note les pièces de son plus récent album (Les tremblements...), entrecoupées par quelques pièces de leur premier opus, Le Pensionnat des établis. La pièce titre de ce dernier a d'ailleurs donné lieu à un échange musical spectaculaire entre Louis-Jean Cormier (voix et guitare) et François Lafontaine (claviers).

 

Le groupe, qui comprend également Stéphane Bergeron (batterie), Martin Lamontagne (basse électrique) et Julien Sagot (percussions et voix), est formé de musiciens remarquables maîtrisant à merveille leurs instruments. [Karwa] est à voir absolument en spectacle. C'est peut-être le meilleur groupe au Québec en ce moment. Qu'on se le dise!

 

 

 

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