18 septembre 2007

Vous vous sentez tired...

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi il n'y a pas plus de grands hypnotiseurs originaires de Grande-Bretagne? Ouais, moi aussi.

 

78b3d782825c7c15b66730608ffb474e.jpg Les anglais seraient-ils insensibles à l'hypnose? Forment-ils un peuple ultra-résistant à la suggestion hypnotique, faisant d'eux une potentielle race prompte à dominer le monde alors que le reste de la planète sera sous l'emprise d'un grand hypnotiseur anglais qu'ils gardent cachés?

 

Non, bien plus simple: les hypnotiseurs anglais sont tout simplement censurés par la BBC. Oui oui! Scandale dans le monde de l'hypnose, il est interdit de montrer une séance d'hypnose à la télévision britannique.

 

Hypnotism

The Hypnotism Act 1952 requires any demonstrations of hypnotism for public entertainment to be licensed. It prohibits demonstrations on people under eighteen and applies to any broadcast demonstration of hypnotism at, or in connection with, an entertainment which admits the public.

Although we have no evidence of harm or potential harm regarding the use of hypnosis on television or radio we should still take steps to minimise any risk of inducing hypnosis and/or adverse reactions in susceptible viewers or listeners. In particular, a hypnotist must not broadcast his/her full verbal routine or be shown performing straight to camera. Hypnotism acts in entertainment programmes, particularly those designed to ridicule someone, should be treated with care. They might be both harmful and offensive to our audience.

Any proposal to feature a demonstration of hypnosis must be referred to a senior editorial figure or for Independents to the commissioning editor.

 

Comment penser qu'en ces conditions dignes d'une dictature, une culture riche et diversifiée de l'hypnose pourrait apparaitre en terre Britannique? Où est Amnistie Internationale et Reporters sans frontières quand on a vraiment besoin d'eux??? 

 

Merci à Catherine Forget pour sa contribution involontaire (je la tenais hypnotiquement sous mon emprise).

 

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27 février 2007

Mon premier article publié!

Voilà, c'est fait: je gaspille officiellement du papier pour imprimer un de mes articles. C'est le prestigieux journal L'Esprit Simple, le journal des étudiants en Communcation de l'UQAM, qui a le privilège de me recevoir.

 

Ne voulant pas intimider les autres collaborateurs du journal, ils ont préféré reléguer mon article en page 10. Ils se sont dit que les meilleurs lecteurs, ceux qui méritent vraiment de lire cet excellent article, allaient se rendre jusqu'à cette page.

 

Contrairement à ce que dit la version papier, les photos ne sont pas de moi, mais bien de Dominic Chouinard

 

Voilà donc mon premier article "officiel":

 

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En attendant l’assiette…

Par Mathieu Charlebois

 

C'est samedi, il est tard et notre estomac réclame sa dose de viande graisseuse et son pain de seigle. La scène est typique. Elle se passe dans à peu près n'importe quel restaurant de style « deli » qui est ouvert depuis plus de vingt ans.

 

En attendant l’assiette, nos yeux vagabondent, passent sur les bancs en cuirette, parfois sur les minis juke-box à chaque table et se posent inévitablement sur ces gros pots de condiments qui servent de décoration. C'est là, au vu de ces piments marinés et de ces tomates à l’aneth, que les questions affluent dans notre esprit embrumé… par l'heure tardive, bien sûr.

 

Les mange-t-on?

C’est au Roi du smoked meat, sur la rue St-Hubert, que j’ai pu discuter avec Francine Galland. Véritable baronne de la viande fumée, elle y travaille depuis 32 ans maintenant. Le Roi du smoked meat a établi en son commerce un véritable royaume du pot de condiment. Sa vitrine exhibe à nos yeux ébaubis plus de 80 de ces pots, alors que l’intérieur du restaurant présente une véritable haie d’honneur de « sweet pepper », juste derrière le comptoir.

 

« Alors, est-ce qu’ils sont là pour être mangés? », me suis-je empressé de demander à Mme Galland. « Ben oui! » Ouf, on se sent soulagé.

 

Depuis combien de temps c'est là?

Chaque semaine, le contenu d’une quinzaine de pots est utilisé pour accompagner les diverses commandes. À un tel rythme, les bocaux ornant la devanture sont changés chaque mois, à chaque nouvel arrivage.

 

Chez Fameux, coin St-Denis et Mont-Royal, c’est différent. Là également, les piments forts dans la vitrine sont là pour être mangés, mais ils sont dévorés à un rythme beaucoup moins frénétique. Ainsi, 2 pots par semaine sont consommés et ceux-ci peuvent avoir passé un bon… 8 mois sur la tablette. « On a jamais servi un piment avec du poil dessus », m’assure-t-on…

 

Comme si cette affirmation n’était pas en soi une preuve en béton de salubrité, j’ai contacté Jocelyne Sabourin, du service d'Inspection des aliments de la Ville de Montréal.

 

« Les pots peuvent rester sans danger dans la vitrine, au soleil, aussi longtemps qu’ils le veulent. » Le pH est faible, c’est dans le vinaigre et c'est une conserve. Le soleil ne vient donc pas rompre le fragile équilibre microbiologique des délectables marinades. « Ça va juste décolorer le piment un peu, mais c'est tout. » Une fois encore, on se sent soulagé.

 

Combien ça coûte, un pot?

En moyenne, un pot coûte une quinzaine de dollars. La vitrine du Roi du smoked meat en compte un peu plus de 80. On multiplie par quinze dollars. Sa vitrine vaut plus que celle du magasin de souliers juste à côté.

 

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Pourquoi on décore avec ça?

Chez Fameux et chez le Roi, on s'entend: il s’agit du symbole même du Deli. Les pots ne sont pas dans la vitrine par manque d'espace, mais par souci esthétique et pour attirer la clientèle. Les pots ont leur place dans ces commerces depuis leur ouverture. Emplie de nostalgie, Mme Galland sort de son portefeuille une photo d’époque. Il y a 53 ans, la vitrine était identique.

 

Pour Christiane Michaud, designer d’exposition au Musée des Beaux-arts et professeur de design de présentation et de vitrine au Cégep du Vieux-Montréal, c’est là la force de ces atypiques décorations. Les marinades ne sont pas utilisées pour mettre les gens en appétit, puisque ce n’est pas ce qu’on vient déguster principalement, les piments exposés agissent comme un code, comme une signature. La tradition est assez forte pour que les pots parlent d’eux-mêmes : « ici, c’est délicatessen, smoked meat, pizza et frites »

 

Les origines de la décoration marinée se perdent dans les vapeurs de l’histoire. Selon Mme Michaud, il s’agit probablement d’une tradition juive européenne transposée ici. Il n’était sans doute pas facile de trouver au début du siècle et dans les années 50 de tels pots de marinade au Québec. Les restaurateurs devaient donc en importer de bonnes quantités. Tant qu’à en avoir tout plein, aussi bien s’en servir pour décorer. C’est jaune, c’est rouge, c’est orange… bref, c’est plein de vie.

 

Mais au-delà des considérations esthétiques, il existe une raison tout à fait gastronomique à l’étalage de ces marinades. Comme me l’explique Mme Galland, à leur arrivée dans l’antre de la viande fumée, les légumes ne sont pas assez marinés. Le mois d’exposition accomplit donc la  double tâche d’égayer nos yeux et de mariner suffisamment le piment. En octobre, la fraîcheur des ingrédients utilisés oblige à augmenter l’attente à deux mois.

 

Suis-je normal?

Est-ce l’heure tardive qui me fait poser de drôles de questions ou les serveuses de deli ont l’oreille habituée à ces interrogations? Comme pour toutes les grandes questions de l’Homme à travers son histoire, les réponses sont multiples.

 

Ainsi, vous passerez peut-être plus pour un sot si vous posez des questions chez Fameux, où ça arrive « cinq à six fois par année », qu’au Roi du smoked meat, où les autobus de touristes français et l’exubérance de la décoration font monter le nombre de questions à « au moins 10 fois par semaine ».

 

Chez Fameux, par contre, il arrive régulièrement que l’on vienne demander des pots vides. « Sûrement pour faire des champignons magiques », de suspecter mon interlocuteur caissier. Qui aurait cru qu’un simple reportage sur les pots de piments allait me mener au cœur même de l’enfer de la drogue? Les chemins de la vie sont parfois très étr… oh… mon assiette arrive.

 

 

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08 août 2006

Canadien, Canadienne Tire: les réponses

medium_proudly_canadian_corner_logo.gifDepuis le temps que j'en parle, c'est aujourd'hui que je réponds à vos commentaires sur mon billets "Canadien, Canadienne Tire".

 

 Tout d'abord, mes erreurs:

  • Avoir écrit ce billet en été, me retrouvant alors en pleine pénurie d'information et donc d'exemples concrets à donner;
  • Ne pas avoir cherché plus ces exemples. Il y a du monde qui lisent, j'ai quand même une certaine "responsabilité";
  • Avoir cru que les gens comprendraient que je ne me prend pas pour une référence absolue. 

 

Puisqu'il a abondamment écrit et qu'il me permet de répondre à tous les autres commentaires, je m'attarderais aux écrits de Opium / Vincent.

 

Il y a quelques commentaires bizarres dans cet envoi.

Dont celui-ci: tu encenses le National post pour avoir offert une dizaine de pages à une obscure soldate canadienne morte au front en Afganistan. Le message sous-entendu: les Québécois devraient également profiter d,une telle couverture.

 

Non, je dis plutôt, et ça me semblait clair, qu'il y a une marge entre 10 pages et une page 10. Le National Post en a beurré épais, mais les médias québécois n'ont pas beurré du tout et on a dù manger notre pain d'information du ROC bien sec.

 

Tu portes finalement un jugement de valeur sur la couverture de l'actualité canadienne au Québec. Elle serait anormalement insuffisante. Il faudrait en savoir autant que les britannico-colombiens sur l'état des forêts de séquoias. Cela en raison des conséquences potentielles sur le monde municipal et provincial. On voit que le lien est ici très ténu. Entendu, bien sûr, qu'il n'y a pas absences d'infos canadiennes au Québec.

 

Mes exemples étaient boiteux, mais je maintiens: nous ne savons rien de ce qui se passe dans le ROC et nous faisons par conséquent des jugements inexacts quand vient le temps de réfléchir à la politique canadienne.

 

Au delà des exemples spécifiques, comment puis-je, comme électeur, faire un choix éclairé lorsque vient le temps de choisir un dirigeant qui prendra des décisions sur un pays en entier si je n'en connais qu'un treizième? Comment puis-je espérer comprendre la logique économique des décisions de mes dirigeants si je ne connais que le montant de mon portefeuille? Comment peut-on vouloir ne pas être déçu de ses représentants quand on ne saisit pas l'ensemble de leur plan?

 

Ce débat tourne -on l'aura compris- autour de la notion de normalité. La normalité est que les journalistes rapportent les informations selon le cadre référentiel qui est celui de la majorité de leurs auditeurs, à savoir, dans le présent, la nation québécoise. Tu proposes de changer ce cadre pour l'élargir au Canada. Est-ce souhaitable? Ça dépend des buts qu'on poursuit? Chose certaine, ce n'est pas ce qui est normal comme tu le prétends. Car comme nous le savons, le Canada n'a pas vraiment de liens partagés et communs aux plans historique, sociologiques et politiques.

 

Ce débat tourne autour de la notion de normalité? Ha bon....

 

medium_hands_leaf.jpgJe peux facilement comprendre que le premier réflexe d'un journaliste est de rapporter exactement ce que l'on attend de lui. Mais c'est du journalisme soit paresseux, soit limité que de ne faire que ça.

 

Le journaliste, c'est la personne qui est payé et qui a le temps d'aller voir ailleurs. C'est le journaliste qui est la sentinelle du citoyen, c'est celui qui est chargé de voir plus loin. Si le guetteur dans sa tour ne raconte que ce que la personne au sol voit, il ne sert à rien.

 

Est-ce souhaitable? D'un point de vue démocratique, oui je le crois, comme je l'ai exposé plus haut. 

 

"Ça dépend des buts que l'on poursuit" dis-tu. Voilà qu'on y arrive. Permets que j'extrapole un peu sur ce que tu dis et que je te prête quelques intentions. Si je me trompe, tu me corriges. Tu insinue ici que de parler plus du Canada serait faire une sorte de "Nation Building", mot "fancy" pour "propagande fédéraliste". C'est exactement l'insinuation qui empêche les journalistes de sonder les profondeurs du Canada: la peur de se faire traiter de propagandiste fédéraliste. C'est encore pire à Radio-Canada. Toute émission osant présenter, par exemple, "Les beautés du Canada" se voit regardée et disséquée comme étant un potentiel cheval de Troie.

 

Cette paranoïa est abusive et stupide.

 

Si, comme te le crois et je le crois, le Canada et le Québec ne partagent pas beaucoup de choses, les informations ne feront que nous le confirmer. Si ça se trouve, c'est une situation qui pourrait potentiellement faire allumer certaines personnes sur la pertinence de l'indépendance du Québec. Mais que l'on partage ou pas de liens, nous faisons partie tout deux du même ensemble politique et il n'est pas normal, ou souhaitable si tu préfères, que j'en saches plus sur la politique américaine que canadienne.

 

Notre scribe tombe ensuite dans l’éloge de la presse canadienne anglaise. La couverture serait censément plus dense et complète. Lecteur occasionnel du National post, je peux vous certifier que la couverture québécoise de ce quotidien est infiniment plus déficiente que la couverture canadienne de nos grands médias québécois. Les bulletins de nouvelles anglos ne sont guère mieux.

 

Je constate comme toi: le Québec est mal couvert dans le ROC. Soit, mais ce n'était pas le sujet de mon billet. De plus, nul part ne tombe-je dans l'avalanche dythirambique et la flagornerie face à la presse canadienne. Tout au plus dis-je que le Maclean's est un bon magazine. De dire que lire la presse anglophone nous donne l'impression de lire un journal italien, ce n'est flatteur ni pour la presse québécoise ni canadienne.

 

(...-> J'ai déjà parlé de mes exemples malhabiles, alors je saute)

Sans compter qu’on nous parle sans arrèt du gouvernement fédéral et du Conseil de la fédération. Et il y a également les rubiques et chroniques ‘‘canadiennes’’ dans nos grands quotidiens.

 

Oui, on nous parle du fédéral et du conseil... dans une optique québécoise. Et la rubrique Canadienne est bien mince à part dans le Devoir. Mais ce n'est que mon avis, pas une valeur absolu et tu as le droit de penser autrement. Si tu veux, on peut compter le nombre de lettres et faire des graphiques...

 

C’est l’état québécois qui contrôlent l’essentiel des pouvoirs qui touchent de près au citoyen (santé, éducation, services sociaux).

 

 Avec des fonds qui viennent (difficilement bien souvent) de....?

 

Tu t'attaques ensuite aux commentaires.

 

Il trace ensuite un parrallèle entre l'humour québécois, chiant -en recherche d'identité- et l'humour canadien anglais, frais et intelligent.

 

Si tu as lu comme il faut, il a bien dit qu'il ne parlait pas de 100% de l'humour québécois, mais bien d'une tendance générale. Il fait des nuances et s'attend à ce que son propos soit lu par des gens nuancés. C'est pourquoi il ne prend pas la peine de dire des trucs du genre "Il y a des humoristes canadiens très bon, comme Rick Mercer et il y en a des pourris, comme Don Cherry, mais je veux parler de ceux qui sont comme Mercer. Vous me suivez?"

 

Primo, il n'existe pas de culture canadienne en tant qu'entité distincte et originale, mais bien une culture anglo-américaine à l'intérieur de laquelle nos amis du Canada participent de plein pied.

 

 Tiens, c'est à toi de faire dans le manque de nuance maintenant? "Le Canada est un peuple sans culture et sans histoire", pour paraphraser un lord célèbre.

 

Le commentaire sur l'humour est plus ridicule, tellement il est réducteur et fait appel à un jugement manichéen et simpliste. 

 

Dit-il...

 

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Bon, voilà. Malgré tout, ne croyez pas que je sois amer. Du tout! Il est très agréable de se savoir lu et de constater que l'on prête à ma prose une valeur qui semble égale à celle qu'un édito dans La Presse. 

 

Je suis bien loin pour ma part de prétendre détenir une vérité autre que la mienne. La prochaine fois, je me retiendrai avant de peser "envoyer" pour un texte dont je ne suis pas moi-même satisfait. 

 

 

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24 juillet 2006

Canadien, Canadienne tire

Dans son excellent livre "Il ne faut pas toujours croire les journalistes", Mario Cardinal fait état de la pauvreté de l'information sur le Canada que fournissent les médias québécois.

 

Les journalistes, plus que n'importe qui, préfèrent se tenir à distance de tout ce qui n'est pas couverture obligatoire de l'actualité canadienne. Au-delà de la simple nouvelle, les analyses qu'ils en font sont généralement d'ordre politique ou économique. (...) En général, l'intérêt des journalistes pour le Canada passe par leur état de Québécois. (...) La confédération les intéresse, non pas dans ses composantes et ses complexités, mais dans ce qu'elle signifie pour le Québec sur les plans constitutionnel et politique. Pour le reste, leur attention se laisse attirer par les faits divers, par quelques discours de budget et par les statistiques mensuelles de chômage... qui permettent de relativiser celui, endémique, du Québec. (p.145)

 

medium_blue-canadian-flag.gifIl a tout à fait raison, les journalites qui parlent du Canada sont immédiatement suspectés de faire de la propagande. Tourner un documentaire sur l'histoire du Canada, c'est automatiquement participer à une opération d'écrasement de l'identité québécoise. Au Québec, se consacrer à couvrir le Canada, c'est mettre en péril sa crédibilité journalistique vis-à-vis du public. C'est un peu fou non?

 

C'est que le Québec fait encore partie du Canada...

 

Pour constater l'ampleur du fossé qui nous sépare, au Québec, du Canada, il suffit de petits exercices bien simple.

 

1- Visiter le site de la CBC et celui de la SRC.

Les nouvelles présentées sont complètements différentes. Sur le site de la CBC, on apprend, par exemple, que la Saskatchewan est aux prises avec des problèmes de sècheresse qui nuisent à son blé (exemple ficitf, ne cherchez pas ça). C'est le genre de sujet qui est complètement absent de la SRC. Pourtant, le gouvernement fédéral devra prendre des mesures et dépenser NOTRE argent pour aider ces cultivateurs. Ça nous touche! C'est aussi pour ça, sait-on jamais, que le prix de notre pain va augmenter... C'est un exemple parmi tant d'autres. Mais faites l'expérience: visitez pendant une semaine ces deux sites et constatez.

 

2- Acheter un journal anglophone.

Fin juin, je me suis acheté le National Post, le plus grand quotidien canadien. J'en fus totalement stupéfait. C'était deux jours après la mort de la soldate canadienne Nichola Goddard, en Afghanistan. Au Québec, cette nouvelle avait eu comme couverture la page 3 du Devoir, la page 18 de La Presse (numéros fictifs, mais c'était à peu près ça) et, comme plus grand coup d'éclat recensé, cet éditiorial pathétique et hystérique de Lise Payette (qui mériterait à lui seul un article de blogue, allez voir c'est complètement stupide). C'est tout.

 

Dans le National Post, la dame avait droit à une bonne dizaine de pages dans la cahier principal. Le tout était accompagné d'une analyse de la mission canadienne en Afghanistan. Au Québec, bien rares sont ceux qui peuvent dire ce que font les soldats canadiens là-bas et la plupart pensent que c'est Harper qui les a envoyé là. N'est-ce pas un enjeu qui nous concerne? J'ai bien peur qu'il faille attendre la mort d'un soldat originaire de Rouyn avant que les médias québécois s'y intéressent pour vrai.

 

Ce n'est pas compliqué, lire un journal anglais nous donne parfois l'impression de lire un journal italien tellement ce qui s'y raconte nous est nouveau et inconnu. Ce n'est sûrement pas normal. 

 

Pour vous remettre en contact avec votre canadien intérieur, laissez-moi vous recommander l'excellente revuemedium_canadia.jpg Maclean's (leur site internet n'est pas à la hauteur de leur revue, c'est bien dommage), un hebdomadaire de grande qualité, si on oublie un peu le graphisme.

 

S'intéresser au Canada est essentiel pour tout Québécois qui veut comprendre son environnement politique provincial et même municipal.

 

Mais plus important encore: si les médias québécois ne parlent pas du Canada, ils sont par conséquent obligés de remplir les minutes laissées libres par quelque chose d'autre. Ne vous demandez pas pourquoi alors on peut faire 5 jours de bulletins et de unes avec un petit gars qui perd ses 2 pieds dans un aqua-parc...

 

Vous pouvez le dire: Mathieu, c'est ton envoi le plus ennuyant depuis le début de ton blogue. Je sais. Vous aviez qu'à ne pas le lire. Nia.

 

 

 

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22 juillet 2006

Heuuuuuuuuuu

J'ai cherché en vain ce que j'aurais pu écrire pour introduire et situer ce vidéo. C'est malheureusement tellement effarant que je n'ai rien trouvé à dire sauf de mentionner que le type qu'on y voit est lieutenant-colonel dans l'armée française.

 

Vraiment: heuuuuuuu.....

 

 

 

 

Bonne culture tout le monde!

 

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09 juillet 2006

Italia, mamma a la clicha

medium_spaghetti-b.jpgLes Italiens sont en liesse suite à la victoire pour le moins victorieuse de leur équipe au Mondial de Soccer. Rappellons que l'équipe a réussi son exploit principalement en réussissant à envoyer le ballon dans le but de l'adversaire plus souvent que l'adversaire en question.

 

À Montréal, la Petite-Italie est sortie dans la rue. C'est par centaines, voire même par plusieurs dizaines, que les Montréalo-Italiens sont sortis dans la rue pour manger des spaghettis et cultiver des tomates au soleil, afin de célébrer leur victoire. Plusieurs, enroulés dans le drapeau, de façon à symboliser les cannelonis de leur pays adoré, lançaient des confettis de parmesan et buvaient à grande lampée de leur flasque d'huile d'olive.

 

Sur les trottoirs se trouvait une quantité non-négligeable de mammas un peu dodues qui, les doigts d'une main placés en triangle et levés vers le ciel, criaient beaucoup trop fort toutes sortes de choses finissant en -i et en -a. Probablement étaient-elles en train de se demander à quelle heure reviendraient leurs maris, partis mettre des têtes de cheval dans le lit de supporteurs de l'équipe française tout en parlant d'une voix de début de grippe.

 

On ne dénote aucun incident déplorable, si ce n'est quelques personnes incommodées par l'odeur d'ail et une avalanche de clichées. 

 

C'était Mathieu C, en direct de la Petite-Italie.

 

N.B.: Si dans 1 heure il y a encore des klaxons qui se font entendre dans la rue, je promets de prier très fort dans 4 ans pour une victoire de l'Équateur ou du Gabon. 

 

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19 juin 2006

Juste pour rire (à l'avance)

medium_payatpump.jpgLe dévoilement du Plan Vert du gouvernement du Québec afin de lutter contre les changements climatiques nous a donné une excellente occasion de nous bidonner abondemment.

Pourquoi?

Comment?

Combien?

Pour qui?

Aurais-tu du change?

 

Allons-y dans l'ordre.

 

Radio-Canada nous apprennait ceci:

 

Le secteur pétrolier et gazier mis à contribution

Le financement de toutes ces mesures sera assuré par le Fonds vert, qui recueillera 1,2 milliard de dollars sur six ans. Ce fond sera financé par une redevance sur les hydrocarbures imposée aux entreprises du secteur pétrolier et gazier.

Le ministre Béchard a indiqué que cette mesure avait été conçue sur le principe du pollueur-payeur, soulignant que les pétrolières en Suisse avaient elles-mêmes créé un fonds pour la lutte aux GES.

 

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Or, à Maisonneuve en direct, Carol Montreuil, porte-parole des compagnies pétrolières et grand humoriste devant l'éternel, nous a appris vendredi que ce 1,2 milliards de dollars sur six ans mènerait une partie de l'industrie de l'or noir vers la faillite assurée et que c'est pour ça qu'ils n'ont pas le choix de refiler au consommateur la facture.

 

Vous avez bien lu: vers une faillite assurée. Vous ne me croyez pas? Écoutez plutôt cet extrait:

 
podcast

 

Désolez pour ceux qui auraient fait exploser leur rate à l'écoute de l'extrait....

 

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13 juin 2006

Les REER et vous

medium_reer.jpgSelon mes papiers d'impôts 2005, fraîchement reçus, je pourrai déduire 13 270$ de REER en 2006. Formidable n'est-ce pas? Cela signifie que je pourrais mettre chaque semaine dans un REER le double de ce que je gagne. N'est-ce pas formidable?

 

Chaque année, le gouvernement fédéral hausse le plafond de cotisation au REER et il nous l'annonce avec un grand sourire, comme si cette mesure améliorait vraiment la vie des Canadiens-Canadiennes. Le budget 2005 nous annonçait donc:

"Le budget de 2005 favorise l’épargne et l’investissement en portant le plafond annuel de cotisation à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) à 22 000 $ d’ici 2010" (LIEN)

 

22 000$... Calculons. 22 000 divisé par 52 (semaines) =423,07$ par semaine. Vous connaissez beaucoup de gens qui ont la capacité de mettre un tel montant dans leur REER?

 

Cela ne signifie qu'une seule chose: le plafond élevé des REER n'est désormais plus qu'une autre façon pour les plus riches de contourner l'impôt canadien. Comme si ces possibilités n'étaient pas déjà assez nombreuses.

 

Et ils ont le culot de le mettre dans les bonnes annonces à chaque année...

 

 

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23 avril 2006

Fiscal

Après m'être tapé une étude complète sur les impôts des entreprises en faisant de la recherche pour une édition de Bibi veut savoir et moi aussi, j'ai décidé de recycler ce travail et, par la bande, de pluguer mon émission en écrivant un article pour le portail de CHOQ.fm. Le voici donc dans toute sa splendeur, avec les 2 entretiens à écouter à la fin du texte.

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http://web.choq.fm/article.php?id=2481

La fiscalité de plus en plus inégale entre les entreprises et les particuliers

Date : 31/03/06
Par : Mathieu Charlebois

C'est le temps des impôts... Non, ne partez pas en courant tout de suite et finissez l'article, vous ne le regretterez pas.

C'est le temps des impôts, donc, et c'est justement le moment qu'a choisi la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM pour sortir une étude intitulée :“L'autre déséquilibre fiscal; le déplacement du fardeau fiscal des compagnies vers les particuliers au cours des dernières décennies”. La thèse de l'étude: les compagnies ne paient pas leur juste part d'impôts. Si c'est une position qui ne surprend pas venant de la Chaire dont le titulaire est Léo-Paul Lauzon, les chiffres qui nous sont présentés, eux, le sont.


On y découvre tout d'abord qu'en 1963, les compagnies payaient au gouvernement fédéral la somme de 17,5 milliards de dollars (en dollars constant de 2004, comme tous les chiffres de l'étude) en taxes et en impôts. En 2003, quarante ans plus tard, ce montant s'élevait à 29,4 milliards. Le problème, c'est que le montant en 1963 représentait 55% des impôts payés au pays et qu'en 2003, il ne représentait plus que 20%. Vous devinez bien qui paie les 80% restant: la population.


Or, le revenu des compagnies par rapport à celui des citoyens n'a pas diminué, bien au contraire. “La part qu’occupent les profits des entreprises en termes de pourcentage du produit intérieur brut (PIB) n’a jamais été aussi élevée qu’en 2004, s’élevant désormais à 13,6%, contre 10,2% il y a vingt ans. Si la part des impôts sur le profit baisse, ce n’est pas parce que la proportion des profits a chuté en regard des revenus des particuliers qui sont restés stables à quelque 50% du PIB.” De son côté, le salaire horaire moyen d'un employé canadien est passé de 18,10$ en 1984 à 17,20$ en 2004.

 

Pour la période de 1964 à 2004, la part qu'occupe les profits des entreprises dans le PIB est passée de 11,4% à 13,6%. Durant la même période, l'importance du revenu des individus en pourcentage du PIB est restée très stable, passant de 50,6% à 29,9%… Devant de tels chiffres, il serait normal de s'attendre à ce que la part des compagnies dans le paiement des impôts ait augmenté, car leur part de profit dans le PIB a augmenté. Or, l’effort fiscal des compagnies, qui était de 5,2% en 1964, n’est plus que de 2,4% en 2004 si on la rapporte au PIB. “Ceci revient à dire que pendant les quarante dernières années, la part relative que les particuliers versent au gouvernement fédéral a doublé, tandis que celui des entreprises a diminué de moitié.” nous explique l'étude.


Le constat est très semblable au niveau du gouvernement québécois où, toujours entre 1964 et 2004, la part des compagnies dans l'impôt total de la province est passé de 61% à 18%. “Il s’agit d’une situation difficilement acceptable, d’autant plus qu’au cours de la même période, l’impôt sur le revenu des particuliers, loin de diminuer, a quadruplé, et que leurs taxes ont augmenté de 45%.”


Une autre partie de l'étude de la Chaire s'arrête sur le taux d'imposition réel des compagnies : ce que le gouvernement reçoit vraiment des compagnies comparativement à ce qu'il leur demande, et les variations de ce taux depuis 60 ans. Un arsenal de crédits, de stimulants fiscaux, et de stratégies d’évasion fiscale dans des paradis fiscaux ont permis aux entreprises de faire passer leur taux réel d'imposition de 46,6% en 1942 à 34,5% en 1982, puis à... 17,8% en 2004. Et la Chaire d'ajouter que les chiffres dont elle dispose concernant le revenu des entreprises ne sont probablement pas assez élevés puisque la comptabilité publique ne peut pas tenir compte des profits cachés dans les paradis fiscaux.


L'étude s'arrête ensuite sur le nombre de compagnies n'ayant pas payé d'impôts au Québec en 1999, soit 52%. Pourtant, certaines d’entres elles ont affiché dans leurs états financiers un bénéfice net global de 24,1 milliards$. “Les nombreux avantages fiscaux, stimulants de natures diverses, amortissements accélérés, etc. accordés à ces entreprises ont transformé leur bénéfice comptable de 24,1 milliards$ en un revenu imposable de zéro ou même mieux en une perte fiscale donnant lieu à des remboursements d’impôts.” Il faudra cependant attendre une autre étude pour savoir si la situation a changé depuis 5 ans.


Pour les gens de la Chaire, il n’y a aucun doute: l'instauration d'un impôt minimum pour les compagnies, 5% suggèrent-ils, s'impose. Si cet impôt minimum avait existé en 1999, le gouvernement aurait pu récolter 1,2 milliard de dollars de plus. Plus globalement, ils demandent aux pays de s'entendre entre eux dans des “forums supranationaux”, qu'ils ne nomment pas, pour arrêter de se faire de la compétition sur le plan fiscal afin d'attirer les entreprises.


Car le noeud du problème est là: les entreprises menacent d'aller là où la fiscalité est plus légère si on augmente leur fardeau. Si cela est mal pour les partisans de la Chaire, c'est au contraire une excellente chose pour d'autres.


Pour l'institut économique de Montréal (IEDM) par exemple, regroupement à droite économiquement produisant des études : “tous les gens honnêtes gagnent à la concurrence fiscale entre États” (LIEN). Lorsque l'État institue un impôt nouveau sur les revenus du capital, les investisseurs évitent le pays aussi longtemps que la rentabilité d'un investissement nouveau, nette d'impôts, reste moindre que celle qu'ils peuvent trouver dans les autres pays. Par le fait même, ce sont les salariés qui paient pour compenser la baisse des investissements.


Pour Norma Kozhaya, aussi de l'IEDM, si on diminue l'impôt des compagnies et des particuliers, le coût sera rapidement récupéré dans les prochaines années, car l'augmentation du revenu disponible dynamisera l'économie. Il y aura donc une augmentation des recettes pour le Québec, qui pourra percevoir plus de taxes, notamment celles liées à la consommation. Elle mentionne également qu'un faible taux d'imposition rend moins nécessaire l'évasion fiscale.


« Aucune étude sérieuse ne confirme ces théories économiques », nous rappelle Marc Hasbani, co-auteur de l'étude. Il mentionne également que Bill Clinton, lors de son passage à la présidence des États-Unis, avait haussé les impôts des compagnies et ce fut pourtant une des plus grandes périodes de croissance économique du pays.


On peut accuser la Chaire d'études socio-économiques d'avoir un biais gauchiste, même communiste selon Mme Kozhaya, mais, les chiffres, eux, semblent éloquents. Vous penserez à tout ça en remplissant votre rapport d'impôt...


Marc Hasbani et Norma Kozhaya ont récemment eu la chance de faire valoir leur point de vue lors de l’émission « Bibi veut savoir… et moi aussi » où ils étaient invités. Vous pouvez d’ailleurs écouter ces entretiens dans leur intégralité juste en cliquant ici. Bonne écoute (profitez-en, c’est déductible d’impôt).

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