08 octobre 2007
On ne peut tuer la rime-qui-tue
Je crois que de présenter cette rime-qui-tue serait comme de mettre un gâteau par-dessus le crémage d'un gâteau. Je vous présente donc "Femme", de Stéphane Mercier (AKA Stéphane de Normétal).
Femme, femme
T'es si belle quand tu ris sur mon lit
Pas de fortune loin de la lune
Intenses manigances du fin fond de mes sens
Belle Genève tu me bascules et m'achèves
Femme, femme
T'es si folle quand tu me voies
Mes nuits blanches pour me faire chavirer entre tes hanches
Immense coincidence ou vieille sorcellerie de la France?
Vraiment, ça tue, comme rime. Ma collègue de classe Carotte croit, pour sa part, que la pochette entière du disque de Stéphane Mercie pourrait se retrouver ici. J'approuve, mais je vous dispense de cette lecture.
Pour vous faire une idée plus balancée, allez lire les commentaires de lecteurs sur le site de Voir. Ils ont aimé ça autrement que moi.

17:20 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24 juillet 2007
La revanche de la rime-qui-tue
La quête de la rime-qui-tue peut parfois virer en obsession. On la cherche, on creuse, on fouille et on épluche livrets et paroliers. On oublie souvent de dormir parce qu'on est occupé à écouter la radio, attendant le moment où cette rime va nous trouver. Dans toute cette frénésie, il arrive que l'on ne voit pas ces rimes-qui-tuent qui nous entourent et qui nous appellent de toutes leurs forces.
Celle que je vous présente aujourd'hui me poursuit, littéralement, et je ne sais pas pourquoi je n'ai pas pensé en parler avant.
Si je dis le nom de Nelson Minville, la plupart d'entre vous vont faire la même expression faciale que lorsqu'on leur dit Sanjeev Kumar. C'est un peu normal, puisque son seul succès remonte à 1991, avec une pièce extraite de son album "Premières nuits": Les bras de satan. C'est un succès radiophonique, oui, mais c'est également un grand refrain en fait de rimes-qui-tuent. Voyez un peu:
Et même si elle danse dans les bras de Satan
je l'attends
Même si elle dort sur les bras de l'aurore
je l'adore
Et même si elle repeint la nuit tout de blanc comme neige
Je connais son manège
Et, moi je cours dans ses rêves d'amour,
Troubadour
Dans un festival de la rime riche, ce refrain gagnerait haut-la-main et concurrencerait les "belle, c'est un mot qu'on dirait inventé pour elle". Satan-attends, Aurore-adore, Neige maneige... c'était déjà bien. Mais Nelson Minville nous assènne à la sortie un imbattable Rêves d'amour-Troubadour. Fort.
Reste une question: Avec quelle peinture repeint-elle la nuit tout de blanc comme neige? Sico, Betonel, peinture recyclé, huile ou eau? Le mystère est complet.
Ce qui est encore plus mystérieux, c'est que 16 ans après ce seul succès (qu'il qualifie lui-même "d'évitable"), Nelson Minville semble me poursuivre dans ma carrière musicale.
En 2003, le groupe Azimut, dans lequel je jouais, avec Jean-François Morin, s'est essayé à Granby. On a été poche, je n'ai aucune amertume devant notre refus. L'un des deux juges était... Nelson Minville. Son principal commentaire: Les textes sont trop compliqués. C'était un peu vrai à l'époque, mais pas tant que ça. C'était tout à fait rigolo de se faire dire ça par le gars des Bras de satan... C'était drôle.
Cette année, Jean-François et moi nous sommes inscrit au Festival en chanson de Petite-Vallée. On a reçu la feuille d'évaluation. On a été refusé, mais les notes sont bonnes. Dans l'ensemble, c'est autant encourageant que Mystifiant. Que veulent-ils exactement dans les concours?? Mais ça, c'est une autre histoire.
Qui était l'un des deux juges? Ben oui, encore Nelson Minville. Ses commentaires principaux? Les textes sont trop compliqués, laissez parler votre coeur, par votre tête.
Bon ben coudon... Je crois qu'il va falloir se mettre à la rimette pour gagner des concours. Vas-y J-F, t'es capable! Fais-moi rimer Aurore et adore, fais-moi sonner neige et manège!
23:19 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Chanson, québec, canada, musique, rime
02 juillet 2007
La rime qui tue, édition patriotique
C'est la Jour du Canada Day (oui, c'était hier, mais c'est aujourd'hui le congé, donc la vraie fête), il n'y a donc pas meilleur moment pour crinquer la fierté nationaliste québécoise, ne serait-ce que pour punir les organisateurs des fêtes du Canada de nous faire subir Boum Desjardins, Grégory Charles et Véronic Dicaire.
Depuis l'échec du référendum de 1995, les artistes québécois ont grandement déserté les plaines arides de l'indépendance, laissant tout la place aux bisons de la chanson d'amour ou de la musique de party sans message. Heureusement pour les nationalistes amoureux de belle musique, il subsiste en ce monde des artistes engagés et fier de leur Québec. Loco Locass, oui, bien sûr, ces Gilles Vignault du beat, mais il serait ingrat de passer sous silence la glorieuse contribution de Sir Pathetik.
Quelques extraits choisit de son opus grandiose, Pour mon pays.
faut qu'ont s'mettre ensemble men qu'ont s'réveille,s't'important,cé notre place,cé notre place men you know! cé notre place yo!pas besoin d'vivre ailleurs moi j'reste ici,le québec c'est la place que j'ai choisit,j'chill ici j'meurt ici it's the place to be, j'fier d'mon coin que j'apelle mon pays(...) de la langue qu'ont y parle par ici par chez nousnous autre on parle le francais, on a l'hiver(...) hey yo sul boulvard maloney downtown gatineau ya du beau mondepartout men t'a chaud a rigaud,visite donc la province, va manger dans l'vieux québec,va din bars sur grande allée, tant qu'le soir tu t'la pèteprend ton char pis ton sac va a pêche a Rouynou va a chateauguay pour fumer un ptit join,(...) a victo les filles sont belles mais les boys y sont gros,(...)yo mon pays est tanné d'se faire avoircomme le canadiens on est parti pour la gloire,on a besoin d'un leader pour nous dirigerj'pense qu'y est temp pis qu'on est prêt pour la souveraineté,si tu pense comme moi bin lève ton poing(...)mon jvien T-R mais j'ai l'québec dans l'coeurmême si chez nous les chinois ont les dépanneurs,(...) dans notre coin cé remplit d'vie pis d'rivière,partout cé remplit d'gros buveur de bière(J'ai pris les paroles là et j'ai pas eu le courage d'enlever toutes les fautes, parce qu'il y en avait une pelletée)
Quand le peuple s'exprime, c'est pas toujours beau, mais ça vient du coeur. C'est ça mon Québec: il veut garder ses acquis sociaux et il vote pour Mario, il aime son pays et sa langue parce que tsé, le Québec it's the place to be. On est pas comme les autres you know, on parle français.
21:30 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, québec, canada, indépendance, fête du canada, st-jean-baptiste, rap
08 avril 2007
La rime qui tue strikes back
Dans mon dernier billet, je lançais un tout nouveau et exhaltant concours. Vos appels téléphoniques et vos bélinographies n'ont pas tardés... Extrait d'un lecteur enragé, scriptant avec colère son message à la télégraphiste:
"Mathieu, arrête de lancer des concours, tu les entretiens même pas! Qu'est-il arrivé à ce concours de La-rime-qui-tue avec lequel tu n'as de cesse de nous tenir en haleine? Et puis, qu'est-ce qu'on a fait à mes frites?"
C'est vrai, je vous l'accorde. Juste avant de me lancer dans un délire électoral, j'avais relancé le fameux concours de la-rime-qui-tue. Je remercie sincérement ceux qui y ont participé, en envoyant leur sélection. Il s'agissait de:
La gagnante de cette joute est la célèbre Zviane, du blogue La plus jolie fin du monde (parait que c'est vachement branché de parler du blogue des autres ou de dire qu'on va dans des rencontres de blogueurs). Voici donc sa proposition gagnante:
Voici la rime qui tue toutes les autres, et ça vient des B.B.: (Donne-moi au moins ma chance)
"Volerai comme l'oiseau
Je parlerai aux anges
Pour que tout tout s'arrange
Toi mon ange"
faire rimer "ange" avec "ange".... essaye de faire mieux!!
Désolé, chère Zviane. Même si tu demeures la grande gagnante, je peux aisément faire mieux et ce, sans même me forcer. Sans même me forcer, oui, car je ne vais que citer plus longuement le même couplet de la même chanson:
Ah! Si tu voulais m'entendre
On pourrait se comprendre
C'était écrit dans le ciel
Que je brûlerais mes ailes
Je marcherais sur l'eau
Volerai comme l'oiseau
Je parlerai aux anges
Pour que tout tout s'arrange
Toi mon ange
Admettons-le, la rime de anges-ange est encore plus délicieuse lorsque précédée d'autant de rimettes à faire rougir Beaudelaire. À voir la photo, on pourrait cependant accuser, encore une fois, les effets ravageurs du spray-net sur les cellules du cerveau.
Il s'agit donc la nouvelle marque à battre. Quant à Zviane, elle recevra bientôt par la poste, et ce même si elle ne m'a jamais donné son adresse postale, une reproduction grandeur nature de ma personne, en maïs soufflé. Félicitations Zviane!
P.S.: Tant qu'à parler rime-qui-tue, quelqu'un peut m'expliquer la recrudescence des recherches pour Caroline Néron depuis quelques jours? Ça fait monter mes stats, merci, mais c'est quelque peu inexpliquable et intrigant.
19:25 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Caroline Néron, les B.b., rime poche, musique, québec, canada, concours
18 février 2007
Les aventuriers de la rime qui tue
Il y eut sur ce blogue, quelque part cet été, un concours que j'adore, celui de la rime-qui-tue. J'aimerais le relancer ici et en appeler à vos cerveaux pour que nous puissions nous élever plus haut encore dans les sphères de la poésie boboche.
Tout d'abord, consultez les archives: http://crions.hautetfort.com/concours/
Ensuite, fouillez radios, souvenirs, disques et livrets pour dégoter ZE rime qui tue, celle qui délogera au panthéon du "zont mis ça dans une chanson?" le dernier récipient d'air qui a contenu cet honneur:
Marjo (vous savez, la Marie-Chantal Toupin d'origine)
On ne réalise jamais
On ne réalise pas toujours
Si bien que parfois
On ne réalise pas
Allez lecteurs! On peut faire mieux (mieux dans le sens de pire... genre)
18:50 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24 juillet 2006
La-rime-qui-tue, précision
Une toute petite précision quant au concours de la-rime-qui-tue:
On me propose régulièrement de très mauvaises rimes qui, si mauvaises soient-elles, ne sauraient se qualifier à ce
prestigieux concours. J'y allais par instinct jusqu'à ce soir afin de déterminer les candidatures éligibles, mais, voyez-vous, j'ai eu un flash il y a quelques minutes.
Pour pouvoir être une rime-qui-tue, la rime doit avoir été écrite dans l'intention d'écrire quelque chose qui allait figurer à côté de Beaudelaire. Elle doit avoir été créée avec la plus grande quantité de feeling possible. Elle doit avoir été pensée, conçue, songée et inventée avec soin et avec un maximum d'intention de poésie.
C'est trop facile d'écrire de mauvaises rimes. L'art commence quand l'artiste manqué y mets tout son non-art.
Ainsi, quand Marie-Chantale Toupin (ancienne gagnante de ce concours) nous apprend que
J'suis sorti avec mes chums de filles
Ca coûte pas cher quand on sort en ville
Inquiètes-toé pas j'ferai pas d'bêtises
J'te donnerai pas la chance qu tu me l'dises
Elle a trouvé ça assez bon pour en faire son refrain et le chanter sans rire, avec tout son coeur.
C'est là la différence avec Geneviève et Mathieu quand ils nous disent
Nous, on est des superstars
On rentre tard le soir
On se penche devant le miroir
Vous sentez le deuxième degré? Si non, allez lire le texte complet de "Soirée de fille", vous devriez comprendre assez vite.
00:50 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : concours, marie-chantale toupin, rime poche, musique, musique québécoise, québec, geneviève et Matthieu
13 juillet 2006
La rime qui tue, enfin?
Je fus aujourd'hui assailli d'un souvenir d'une célèbre chanson de Marjo, vous savez, la Marie-Chantal Toupin d'origine.
On ne réalise jamais
On ne réalise pas toujours
Si bien que parfois
On ne réalise pas
Mais... qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire? Serait-ce ENFIN la-rime-qui-tue?
Qu'en pensez-vous?
23:40 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Marjo, concours, paroles poches
11 juillet 2006
La rime qui tue, IIe partie
Mes amis, mes camarades, les autres.
Nous voici arrivés à une nouvelle ronde de ce concours plus que populaire de la rime qui tue. Merci d'avoir participé en si grand nombre, je fus littéralement submergé.
Alors, qui va déclasser la grand Marie-Chantal Toupin au panthéon de la rime à 2 cennes?
Roulement de tambourin...

CAROLINE NÉRON! HÉ OUI
(oui oui, elle est chanteuse, regardez la photo comme il faut. Elle a l'air d'une chanteuse non?)
Et pas avec n'importe quoi, non madame. Voici ce que nous offrait sa chanson "Colle-toi à moi"
Un concurrent sérieux fut cette perle:
C’mon baby, laisse aller qu’on se donne
You know baby tout le monde s’abandonne
Un autre concurrent sérieux fut cette fantastique ineptie qui lui sert de refrain:
De haut en bas
Colle-toi à moi
Comme ci comme ça
Colle-toi à moi
Oui là tu l’as
Colle-toi à moi
C’est bon comme ça
MAIS, la grande gagnante de cette joute sans merci est...
Soit au garde à vous
Que nos corps de réglisses
Comme un diadème sur un disque
Rendre le mien fou
Fort n'est-ce pas? Richard Desjardins peut aller se rhabiller. C'est donc la nouvelle rime à battre.
Félicitations à Valérie "Fitousumwé". Elle gagne une copie autographiée de mon blogue. Dans quelques jours dans sa boîte à lettres.
Alors, la question est encore....
QUI DIT MIEUX?
00:45 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Caroline Néron, merde, paroles, concours, chanson québécoise
07 juillet 2006
La rime qui tue, le grand concours!
Lecteurs, lectrices,
Le temps en enfin venue pour ce blogue d'offir son premier concours, qui, je vous l'assure, sera des plus palpitant. Le gagnant se méritera un blogue autographié de ma main.
Mais, tout d'abord, rendons à César ce qui appartient à César. De un, il fait de l'excellente salade, de deux, l'idée de ce concours a tout d'abord surgit dans la magnifique tête de Caroline G.-Murphy.
Ainsi, elle avait il y a quelques temps, mise sur son blogue ce qu'elle considérait comme étant la meilleure rime jamais vue dans une chanson:
Et le jeu de Scrabble
laissé sur la table(Gracieuseté de Wilfred Plamondon)
Cette rime fut déclassée officiellement par:
On prend la terre pour une poubelle
Maudit Bordel
(Gracieuseté de Marie-Chandail Troplin)
Voilà pour la phase I de ce concours. Entrons maintenant dans la phase II. Pour inaugurer ce renouveau, je propose une rime-qui-tue venant d'une autre oeuvre de l'opus de la gagnante de la première phase.
Toué c'est moué
Pis Moué c'est toué
Je veux qu'on reste comme on est
Maintenant que vous avez essuyé vos larmes, calmé vos ovaires et que vous vous êtes remis de vos émotions devant tant de poésie, la question est:
QUI DIT MIEUX? (Répondez dans les commentaires)
12:30 Publié dans Rime-qui-tue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : québec, Québécois, chansons québécoise, Concours, prix, Chanson, Marie-Chantal Toupin






