06 novembre 2007

Scolairement vôtre

1d689c475e13fdff04fce3f8121b1956.jpgÊtes-vous allé scolairement voter? Probablement pas. J'y suis allé, parce que je voulais pas que le crakpot illustré à gauche puisse s'occuper des écoles de mon quartier.

 

Il proposait ce programme divertissant:

 

Mostafa Ben Kirane, qui se présente sous la bannière «Mouvement Équité», propose notamment dans son programme de permettre aux parents d'inscrire leurs enfants dans l'école de la commission linguistique de leurs choix . (...) Le candidat se dit «persuadé que le fait de ne pas imposer et de laisser le libre choix ne peut que favoriser le développement et la croissance de la population francophone à Montréal et au Québec dans un système équitable».

Mostafa Ben Kirane propose également que l'école offre «des cours optionnels sur la morale, la culture, la langue et l'histoire d'une religion, d'un peuple ou d'une tribu en fonction du besoin et du choix de l'étudiant»

 

S'étant présenté aux élections municipales de 2001, il était le candidat indépendant recommandé par le Parti de la Sagesse du Québec, sympathique parti qui suggère l'abolition de la division politique des familles par la restauration du principe d'un vote par famille et le rejet de la candidature de toute personne athée aux élections provinciales, municipales et scolaires.

 

Non mais... N'importe quoi tout ça.

 

Bon, alors j'ai été parmi les 3 à 8% qui ont été voter aux élections scolaires. Ce niveau de vote insuffisant, Mario Dumont le voit comme la preuve qu'il est temps de procéder à l'abollition des commissions scolaires. Pas revaloriser leur rôle. Pas favoriser une meilleure diffusion de l'information et améliorer l'excercice de la démocratie. Non. Abolir. C'est toutte. C'est ça que le peupe y veut.

 

À vrai dire, je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise idée. Je sais juste que son raisonnement est vraiment pas fort fort. Il pourrait peut-être jeter un oeil à cet article.

 

Donc, parce que les élections scolaires et la direction des écoles n'intéressent personne, il est vital de faire tomber le gouvernement sur cette question et de faire des élections sur le sujet. Ha bon. 

 

Ma question est la suivante: à partir de quel taux de participation aux élections générales devrait-on considérer l'abolition du concept de gouvernement ou à tout le moins envisager de changer de système? La dernière fois, on était rendu à 71%. 

 

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23 mars 2007

Petit ramassis électoral

medium_voteordie.jpg1- Jean Charest, meilleur premier ministre de tous les temps

 

Jean Charest a été interrogé par le journal Métro, comme tous les autres chefs de parti. À la question:

Quelle est la meilleure loi que le Québec ait votée?

 

Jean Charest a répondu:

La loi sur le développement durable

 

 "Répètez après moi: on se prend pas pour de la merde..." - Katerine

 

Loi 101? Équité salariale? Droit de vote des femmes? Loi sur l'instruction publique? pfff... de la petite bière que tout ça.

 

 

2- Mario Dumont et le cachette électorale

 

Mario Dumont accuse les candidats du PQ de "cacher André Boisclair". Je crois au contraire qu'on peut y voir une preuve d'intelligence de la part des candidats péquistes. Voyez: c'est bien plus facile pour les candidats de cacher juste le chef, que pour un chef de cacher tout ses candidats, non? Regardez et apprenez, Monsieur Dumont.


Du même souffle, Mario Dumont a ajouté: "Mais faut le dire: un vote pour le PQ, c'est un vote pour André Boisclair." Mario Dumont est un grand fan de monsieur de la Palice, celui qui aimait bien dire les 4 vérités. On se souvient que durant le débat, il avait énoncé que "Un vote pour l'ADQ, c'est un vote pour l'ADQ." 

 

Y a pas à dire: Mario Dumont, il dit les vraies affaires.

 

 

3- Au programme: Les programmes

 

Vous avez une vie et par le fait même, lire les programmes électoraux des partis est une tâche qui ne cadre pas avec votre style de vie actif? Ça tombe bien, puisque Éborgner, lui, n'avait que ça à faire, en entretenant sa pilosité.

 

Ayant lu le programme de tous les partis, il nous les résume merveilleusement. Référez-y avec assurance, l'essentiel est là et c'est plaisant à consulter.

 

 

4- Come on: Mario Dumont???

 

Bon... c'est rare que je donne mon opinion, mais là ça va faire.

 

Québécois, Québécoise. Vous n'avez pas aimé le gouvernement Charest? ALORS COMMENT POUVEZ-VOUS PENSER DEUX SECONDES QUE VOUS ALLEZ AIMER UN GOUVERNEMENT DUMONT???? Y a des choses qui m'échappent complètement des fois.

  

5- La grande soirée électorale de la relève

 

Je viens encore de m'embarquer dans un projet complètement fou, mais vraiment plaisant.

 

Lundi soir dès 19h, éteignez le son de votre télé (toute façon, Bernie The Rome, il est fini) et branchez-vous sur CHOQ.fm, la radio-web de l'UQAM pour la grande soirée électorale de la relève. Quatre heures de direct, avec analyse, résultats et vision alternative de l'élection.

 

Nous aussi, le human interest, ça nous fait chier. Y en aura pas. Y aura pas non plus d'analyse des couleurs de cravates. C'est garanti par le co-réalisateur de la chose (et ça, c'est moi).

 

Je vous le promets, et ça, c'est plus fiable qu'une baisse d'impôt.  

 
 
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16 mars 2007

Ha, le bon vieux racisme québécois!

Franchement, si les Québécois francophones étaient pas si raciste, je me demande quand est-ce que les journaux anglophones auraient le temps de parler de nous. À partir d'aujourd'hui, vous êtes avertis: si vous dites à un asiatique qu'il a les yeux bridés, vous êtes un sale raciste.

 

Tout d'abord, l'affaire en français, sur Le Devoir.

 

 Mais pour comprendre l'ampleur de la stupidité de la chose, il faut la lire dans un média anglais:

 

Canada.com

 

(...)

According to a former Bloc Quebecois candidate who is now a member of the PQ, Boisclair's comments have caused rumblings within the party. "It has caused problems for the PQ's candidates of Chinese origin because they have to defend Mr. Boisclair's comments in front of a community who is very angry at these comments," said May Chiu, who ran unsuccessfully for the Bloc during the last federal election. "He really complicated their lives."

 

Fo Niemi of the Centre for Research-Action on Race Relations called the remark offensive. "It's a racist stereotype," said Niemi, who is of Asian heritage. Chiu said the slip was out of character for a politician who normally is extremely sensitive to minorities. "I just cannot explain how Mr. Boisclair could not have known that 'slanted eyes' has been used as a derogatory insult towards Asians since as long as I know," she said.

 

Walter Tom, a member of the Chinese-Canadian National Council and a resident of Montreal, called it "one of the highest insults you can hear." Rather than seek an apology, the council asked Boisclair to "correct" himself. "It is rather disappointing to hear Mr. Boisclair, and an aspiring premier at that, refer to students of Asian heritage in this manner," said president Colleen Hua.

(...)

 

French-language media tended to ignore the original remarks on Wednesday, while their English counterparts did mention it.

(...)

 

Niemi and Tom said they did not believe Boisclair meant to be insulting. The former PQ cabinet minister has worked with the Chinese community many times over the years, Tom said. "We don't question his goodwill or tolerance," he said. "The only thing is these are the kind of slips of the tongue that need to be eliminated."

(...)

 

Personne a remarqué qu'il a pas dit 'slanted eyes', mais bien 'yeux bridés', ce qui ne veut rien dire en français?

 

Un pas de plus dans le monde du langage aseptisé!

 

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(vous vous souvenez de cette caricature? Madame Wong s'était plaint qu'on l'avait dessinée avec les yeux bridées, disant que c'était pas très loin des  dessins racistes de la deuxième guerre mondiale.)
 
 
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14 mars 2007

Être zen en mode électoral II

medium_stop-train.jpgVous voulez vous détendre? Respirez profondément et videz votre esprit. Pour vous aider, vous pouvez réciter un mantra, sous la forme d'une phrase vide de sens.

 

Voici ce que nous propose le programme électoral du PLQ:

 

À chacune des époques de notre histoire, le Parti libéral du Québec a su incarner le progrès tout en réconciliant l’ambition et la compassion. Il a su présider à des changements sans rupture, permettant à tous de monter dans le train du renouveau. (p. 73)

 

En fixant le vide intersidéral de cette affirmation, demandez-vous si un arbre tombant dans une forêt où il n'y a personne fait du bruit et si vous avez acheté votre billet pour le train du renouveau.

 

(Merci à mon professeur de yoga politique, Mathieu Éborgner)

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Le débat des c.

8h10


Dumont sourit! Est-ce que quelqu’un a mis un scotch tape pour tenir ses sourcils défroncés?
Dès le départ, Dumont met au jour le plus gros défaut de son parti : « Un vote pour l’ADQ, c’est un vote pour l’ADQ. »

 

Boisclair pointe dès le départ une priorité nationale, sans expliquer pourquoi un gouvernement devrait se contenter de ne suivre qu’une seule priorité.
Une bonne idée : 20% de déductions fiscales sur une carte de transport en commun.
Un Québec indépendant serait plus libre. Super. Libre de quoi?

 

Charest nomme quelques-unes de ses grandes réalisations :

  • La fin des querelles Québec-Canada
  • La reconnaissance du Québec comme une nation
  • La fin du déséquilibre fiscal

Par manque de temps, il n’a pas eu le temps de s’approprier le beau temps du mois de juillet et la disparition des dinosaures. Nous étions quand même un peu surpris d’apprendre que le Québec et la Canada était sur la même longueur d’onde. Pour le reste, c’est la faute du précédent gouvernement (ce qui fut rappelé 6 fois dans les 35 premières minutes, autant par Charest que par Dumont).

 

8h25


Dumont sort un argument en béton : comment André Boisclair, qui est souverainiste, peut-il défendre le principe du système de santé actuel, alors que celui-ci vient du système canadien? Nous sommes bouche-bée. On se demande pourquoi on y a pas pensé avant. Peut-être parce que l’argument n’a aucun sens? Non, ce doit pas être ça.

 

Jean Charest est sur le slo-motion. Trois hypothèses :

  • Dumont serait un vampire et, en lui serrant la main avant le débat, il a sucé toute l’énergie vitale du Premier Ministre;
  • Charest est saoul;
  • Il s’adresse principalement aux ainés et aux immigrants touchés par ses coupures dans les programmes de francisation. Résultat : il parle len-te-ment.

 

Boisclair lui pose une question, et sa réponse contient un préambule ET une introduction.

 

medium_Char.jpg8h40


Jean Charest souligne « le leadership exceptionnel en environnement » de son gouvernement. Je cours chercher la serpillière, pour éponger les liquides que mes convives ont recrachés en entendant cette phrase.

 

Pendant ce temps, Dumont nous rappelle que le Québec est dans « le peloton de queues ». C’est un peu dégueulasse à entendre, mais on sait pas pourquoi.

 

Pour conclure la partie sur l’environnement, Charest fait un oxymoron de lui-même et nous parle « d’un projet exceptionnel de la Kruger, qui fait du véritable développement durable ». Kruger qui fait du développement durable? Probablement dans le même monde où son gouvernement a un leadership exceptionnel en environnement.

 

8h49


Dans une formulation un peu étrange, Boisclair se déclare « humble serviteur » de Charest.

 

Dans une rhétorique tout aussi étrange, Charest déclare que :

  • Le gouvernement a congédié ou mis à la retraite 5% de la fonction publique;
  • Le privé a embauché plein de monde.

Alors que les deux gestes sont opposés dans le résultat, les deux sont très bien en eux-mêmes. C’est la magie du monde économique.

 

8h58


Dumont tente « un Parizeau » en sortant son document sur le viaduc de la Concorde. Ça adonne-ti bien? Il l’a reçu juste cet après-midi. Ha ben. 

Charest : « Comment pouvez-vous sortir ce document alors que l’on parle de la dette du Québec? » Non mais c’est vrai! Ayons des priorités! Du même coup, Charest indique qu’un débat, c’est pas le temps de sortir des affaires de même. En tout cas, nous, on le sait : le Parti Libéral aurait jamais fait ça.

 

9h02
Dumont nous parle « du vrai argent ». C’est la seule fois dans le débat où cette faute de français est notée. Bravo les chefs! Ça existe pas « les argents ». Je suis fier de vous.

 

medium_Dumont.2.jpgDumont se vante d’avoir 50% d’hommes d’affaires dans son équipe. Intrinsèquement, c’est bien. Ne questionnez pas! Des hommes d’affaires, c’est bien. Chut! C’est bien.

 

9h10


Jean Charest se déclare responsable de la hausse de natalité au Québec. Serait-ce qu’il aurait engrossé lui-même tous ces fiers utérus québécois? Quel juteux scandale Mario aurait pu tenir là. Bien mieux que la Concorde!

 

9h23


Moment rigolo : Dumont reproche à Charest de ne pas avoir de budget chiffré en éducation. Hihihi!

 

9h30


Charest dit « ADQ » avec la mine la plus dégoûtée vue à la télévision québécoise. Ceux qui l’ont remarquée s’en souviennent.

 

medium_piku.jpg9h33


On assiste live en direct à la télévision télévisée à la création d’une des célèbres « phrase-puch » à la Mario. « Vos idées sont tellement vieilles au PQ qu’elles sont en noir et blanc! » Il est tellement fier qu’il la redit 3 fois. On sent l’excitation dans sa voix.

 

9h35


Première mention de l’expression « accommodement raisonnable »! Ça a été long, mais personne ne s’est plaint.

 

9h43


Dumont accuse Charest d’être encore plus mou que Bourassa. Ça, c’est chien.

 

9h47


Dans son discours final, Charest nous rappelle que c’est le travail des 2 autres chefs de noircir le tableau de ses réalisations. En fait, il est très bien capable tout seul de se faire un mauvais bilan.

 

Dumont nous parle « d’une brochette de gros candidats ». Comme  dans le cas du « peloton de queues », c’est un peu dégueulasse.
Dumont nous montre comment obtenir un rôle assuré dans Virginie. Vous hochez la tête et dites « Quel manque de leadership » sur un ton dépité.

 

9h55


Boisclair termine son discours. On est presque surpris de ne pas entendre « Et la paix sur la Terre. Bonne année tout le monde. »

 

10h00


C’est fini, le téléjournal passe l’heure suivante à discuter couleurs de cravates avec la responsable des communications de Juste pour rire. Substance, quand tu nous tiens.

 

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12 mars 2007

Jean C et les OGM

Les médias ne se décident pas à faire le bilan du gouvernement Charest? Qu'à celà ne tienne, les citoyens vont s'en occuper. C'est pourquoi le blogue Le Périscope a lancé au début de la campagne la Liste Charest, une liste des bourdes du gouvernement Charest, énumérées au nombre d'une par jour. Croyez-moi, c'est pas une liste trop dure à alimenter.

 

Mathieu C non content de cette moins-que-modeste tribune a décidé d'aller poser sa brique dans la construction d'un mur contre lesquels le gouvernement actuel pourrait se planter la face dedans, si tant est que les électeurs avaient un brin de mémoire.

 

Alors voilà, trouvant l'initiative réjouissante, je posai ma brique sous la forme d'un rappel d'un des promesses solonnelle de la dernière élection: l'étiquettage des OGM. Voici le texte, paru sur le blogue du Périscope.

 

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Onirique Gouvernement Munificient
Envers et contre tous en Amérique, un Québec dirigé par le Parti libéral exigera l'étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) utilisés dans les aliments vendus sur son territoire. (…) La position du PLQ face à l'étiquetage obligatoire des OGM constitue l'élément le plus audacieux de ses "priorités d'actions politiques pour le secteur bio-alimentaire québécois". (…)
 
Le Québec peut difficilement imposer seul à toutes les compagnies qui exportent sur son territoire d'indiquer obligatoirement la présence d'OGM. "Mais on peut au moins le faire pour les entreprises qui produisent chez nous", dit David Whissel. Et si les entreprises québécoises se plaignent de souffrir d'un lourd désavantage face à leurs concurrentes d'outre-frontières? Une mention "contient des OGM" n'est pas perçue comme étant appétissante... David Whissel balaie les récriminations en disant que le rôle du gouvernement est de répondre aux attentes des citoyens. "Le consommateur veut être informé." L'étiquetage obligatoire ne pourra être imposé sans une "période de réflexion", admet M. Whissel, "mais on le veut et on prendra les moyens pour y parvenir". Et tant pis si le reste du Canada ne suit pas, "le Québec sera un chef de file". (La Presse, mercredi 15 janvier 2003, p. A6)
 
 
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 Ha… c'était le bon temps! On était naïf, on croyait que c'était possible. Il faut dire qu'à cette époque si lointaine, on croyait également aux baisses d'impôts et pour nous, la réingénierie de l'État, ça voulait dire de mettre plus d'ingéniosité dans l'État.
 
 
Mais aujourd'hui, j'ai beau faire le tour de mon épicerie en scrutant à la loupe emballages, empaquetages et contenant, je ne vois nulle part quelque mention que ce soit quant à la présence d'OGM dans ma nourriture.

 
Alors, là, deux solutions : soit le Québec est devenu complètement bio, soit le gouvernement s'est férocement pogné le beigne transgénique.
 
Le PLQ a reconnu qu'il avait abandonné une promesse formulée à la dernière campagne électorale en 2003, l'étiquetage obligatoire des OGM contenus dans plusieurs aliments, en raison de la résistance chez certaines entreprises agroalimentaires québécoises. (Le Soleil, Actualités, dimanche 25 février 2007, p. 8)
 
 
Voilà qui explique tout : les entreprises ne voulaient pas. C'est un peu comme quand on leur demande si elles veulent qu'on augmente leurs impôts. Voilà une situation qui n'était absolument pas prévisible lorsque la promesse a été faite. Qui aurait pu se douter que les entreprises ne seraient pas très chaudes à l'idée de dire ouvertement à leurs clients que leurs produits contiennent des OGM…
 
«Aux lettres d'intention, on oppose l'action», a déclaré André Ménard, l'attaché de presse du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Vallières. Le gouvernement Charest a créé un site Internet sur les OGM et commandé une étude sur les répercussions économiques de l'étiquetage obligatoire des OGM au Québec ainsi que deux recherches concernant des méthodes de détection de la présence d'OGM dans des aliments, a mentionné M. Ménard. «Le droit de la population à obtenir cette information-là [concernant la présence d'OGM], on y croit fermement, mais il faut le faire de façon responsable», a-t-il dit. (Le Devoir, Politique, jeudi 10 août 2006, A3)
 
 
Donc, en 3 ans et demi au pouvoir (août 2006), ils ont monté un site web et commandé une étude. Voilà ce qui arrive quand on croit fortement à quelque chose : on y mets le paquet!
 
(…) Le système d'étiquetage obligatoire, promis par les libéraux de Jean Charest lors de la dernière campagne électorale, est compromis, a appris La Presse. "Il n'y a pas de projet de loi dans le radar", confirme l'attaché du ministre de l'Agriculture Yvon Vallières, André Ménard.

"Nous ne ferons rien avant d'avoir reçu les recherches qu'on a demandées sur la question", indique-t-il. Or les deux études commandées par Québec à l'automne 2005 ne seront pas prêtes avant l'automne 2007.

De plus, Québec refuse maintenant d'aller de l'avant sans les autres provinces dans ce dossier. Celles-ci sont toutefois réticentes ou carrément opposées à l'étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés.

Déjà, l'Alberta a fait connaître son refus. "Les systèmes actuels de sécurité alimentaire sont suffisants et nous ne voyons pas la nécessité de l'étiquetage obligatoire", précise un porte-parole du ministère de l'Agriculture albertain, Wilma Teklemariam. L'Ontario, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick sont aussi opposés à l'étiquetage obligatoire des OGM. La Presse, Actualités, mercredi 12 juillet 2006, p. A2
 
 
La position du reste du Canada, on le savait déjà en 2003, et ça n'a pas empêché les Libéraux de faire la promesse et même de dire, et je le répète, puisque c'est bien drôle à lire, que « le Québec sera un chef de file » si le Canada ne s'y mettait pas.
 
« On n'ira pas de l'avant sans les autres provinces. On ne peut pas isoler le Québec et pénaliser certaines entreprises », explique M. Ménard. Aucun État nord-américain n'oblige présentement l'étiquetage obligatoire des OGM.

(…)D'autant plus que, selon Éric Darier [de Greenpeace], il resterait beaucoup de chemin à parcourir si le gouvernement voulait se doter d'une politique d'étiquetage. Trois ans après son élection, Québec n'a pas encore établi de système de traçabilité. Un tel mécanisme est pourtant nécessaire pour garantir qu'un produit ne contient pas d'OGM. En fait, il n'existe aucun système de ce genre au Canada. (La Presse, Actualités, mercredi 12 juillet 2006, p. A2)
 
 
Bref, le gouvernement Charest a promis l'étiquetage des OGM, parce que les sondages disaient que les Québécois le voulaient. Bref encore, ils ont laissé faire parce que le big buissness agroalimentaire n'était pas d'accord et parce que le reste de l'Amérique du Nord ne suivait pas, ce que n'importe quel badaud pas informé aurait pu leur dire.

 
Serions-nous en présence d'une promesse opportuniste du PLQ qui fut bafouée au cours de leur mandat? Je n'irais pas aussi loin. Après tout, le PLQ n'a pas eu l'habitude de nous faire de telles déceptions.

 
Pour cette élection, ni le PQ, ni le PLQ, ni l'ADQ n'en font mention dans leur programme. Est-ce un progrès?
 
 
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27 février 2007

Perles Adéquistes

Sur le blogue de Julie Bélanger, trouvé via le Périscope. Des choses étranges trouvées dans les biographies de candidats Adéquistes. C'est ce qui arrive quand tu présente beaucoup de candidats "poteaux"...

 

 

Un débat? Pas la place pour débattre!

medium_1.2.jpgQuébec Solidaire et le Parti Vert, à 5% et 9% respectivement dans les sondages, devraient-ils participer au débat des chefs? Pour le Parti Vert, je ne sais pas ce que les trois principaux partis en pensent, mais dans le cas de Québec Solidaire, voici:

La Presse

[Lors] d'un point de presse devant la maison mère de Radio-Canada, Amir Khadir, porte-parole national de Québec solidaire, a soutenu que le jeune parti devrait pouvoir participer lui aussi au débat. Réplique ironique des autres formations : selon le rapport du Directeur général des élections, le chef de Québec solidaire est un certain Réjean Séguin, résidant de la rue Saint-Hubert - ni Françoise David ni Amir Khadir ne sont légalement «chefs» du parti.

 

 Tiens, mon détecteur de mauvaise foi vient d'éclater.

 

[à propos de Réjean Séguin: Le Devoir

Il faut aussi savoir que pour se conformer à la loi électorale, QS a un «chef» désigné, Réjean Séguin, une sorte de «lieutenant-gouverneur» -- en moins onéreux, bien sûr --, qui ne prend aucune décision. 

Voilà.]

 

Vous en avez assez de voir les trois gros partis refuser de débattre avec qui que ce soit qui n'embarquera pas dans le jeu des attaques sur tout sauf le contenu du programme? Voici la pétition qu'il vous faut:

 

http://www.debatpourtous.net/

 

Bien que ce ne soit pas [assez clairement à mon goût] indiqué, le site est monté par des organisations environnementalistes. Remarquez, personne ne s'attendait à ce que l'initiative vienne du conseil du patronnat...

 

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Si ça vole pas haut, c'est un débat

medium_wrestling.gifSelon la Presse 

 

S'il n'en tient qu'aux trois principaux partis politiques, le débat télévisé des chefs devrait avoir lieu au Salon rouge de l'Assemblée nationale, le lundi 12 mars, deux semaines avant le jour du scrutin.

[Mais], pour les réseaux, le lundi soir est une période de grande écoute, fort lucrative.

 

Ouin...  c'est ben maudit ça... alors pourquoi ne pas le faire le lendemain? Les cotes d'écoute d'abord, la démocratie attendra. Après tout, ne dit-on pas que la démocratie, c'est quelque chose de lent?

 

L'idée de repousser le débat au lendemain présentait d'autres inconvénients : les auditeurs risquent de décrocher pour regarder un match du Canadien.

 

Ouin... ça va pas ben, ça va pas ben. Ah pis laissez donc faire: on va installer une dictature à la place.

 

Quant au choix de l'animateur, [les] réseaux suggéraient de retenir les services de Stéphan Bureau, un choix qu'ont écarté les libéraux, semble-t-il. En 2002, M. Bureau avait dû s'excuser après avoir réalisé une entrevue musclée avec Jean Charest à l'antenne de Radio-Canada. Les réseaux doivent aujourd'hui proposer une liste d'animateurs pour tenter de dégager un consensus des partis.

 

Parmi les noms évoqués jusqu'à maintenant se trouvent Claude Jasmin, qui fut refusé à cause de sa ressemblance amputatoire à Lucien Bouchard, Éric Salvail, refusé par Mario Dumont, qui craint de se retrouver sur Youtube s'il manque son entrée et Luc Senay, qui fut lui écarté parce que sa traditionnelle "asplit" évoquait trop l'idée de séparation. De tous les noms évoqués, Guy A. Lepage reste le préféré, puisqu'il permettrait de régler l'épineux problème des cotes d'écoute.

 

* Voix nasillarde *

Alors, on entre maintenant dans une section... accomodements raisonnables.

* lumières qui flashent * 

Monsieur Charest... Hijab ou... Kirpan?

* /voix nasillarde *

 

En terminant monsieur Boisclair, j'aimerais que vous lisiez cette carte à voix haute.

- Ton nom c'est peut-être Boisclair, mais tes réponses étaient pas tout le temps... claires.

 

* Rires, mais on sait pas trop pourquoi / lumières qui flashent / on passe en pub * 

 

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24 février 2007

Démagogie en campagne électorale, cours #1

medium_Dumont.jpgJeudi, Mario Dumont a dit:

 

Il n'y a que trois pays au monde où il y a un monopole d'État en santé: le Canada, Cuba, et la Corée du Nord. Je ne suis pas sûr que ces exemples devraient nous inspirer.

 

Tenez-vous le pour dit: un système de santé public mène directement soit au communisme, soit à la guerre nucléaire, soit à la dictature.

 

[Note 4/31]

 

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