05 janvier 2007
Human Interest?
Le human interest, ça me fait chier (moi aussi). J'ai découvert pourquoi aujourd'hui: c'est que dans le concept de human interest, la partie interest, qui désigne un intérêt, et donc quelque chose d'intéressant, est presque systématiquement occultée.
Trois nouvelles de type human interest, pigées dans des registres différents:
Alexandre Trudeau père d’un garçon prénommé Pierre E.
Le père de Myriam Bédard ne regrette rien
L'épouse de Marilyn Manson demande le divorce
Où est l'intérêt? Comme disait Jerry Maguire, dans Jerry Maguire 2, sorti directement en vidéo (béta et 16 mm): "Show me the interest! Show me the interest!"
22:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Journalisme, médias
24 novembre 2006
Quand ça (cyber)presse...
Samedi dernier, le site Cyberpresse proposait 2 dossiers forts importants:
La conférence de Nairobi sur les changements climatiques et le mariage de Tom Cruise.
18:20 Publié dans Faut pas que ça se perde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Médias
10 septembre 2006
Tous les si mènent à Paris en bouteille
Dans son édition de la fin de semaine, Le Devoir posait la question "Et si le 11 septembre n'avais pas eu lieu?"
Je ne sais pas ce que serait le monde sans le 9/11, mais une chose est sûre: je n'aurais pas pouffé de rire en voyant une pub de Air Canada surplomber un texte sur le sujet.

16:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, médias, terrorisme
31 août 2006
L'écrit alambiqué du jour!
Le journal Métro, édition Montréal, nous offrait aujourd'hui cet entrefilet délicieux:
La fille de sa copine, âgée de 14 ans, aimait tellement faire la toupie qu'un homme eu l'idée de la mettre dans une sécheuse pour rire pendant deux minutes. Mia souffre maintenant de blessures aux mains et aux pieds ainsi que de contusions. L'homme de 21 ans, étudiant à l'université en enseignement, a été condamné à huit mois de prison. Le juge a qualifié l'acte d'une "stupidité incroyable"
Relisons encore la première phrase, juste pour le plaisir:
"La fille de sa copine, âgée de 14 ans, aimait tellement faire la toupie qu'un homme eu l'idée de la mettre dans une sécheuse pour rire pendant deux minutes."
Les questions sont:
- Qui a 14 ans: sa copine ou sa fille?
- C'est quoi une "sécheuse pour rire"?
- Était-elle sèche après les 2 minutes?
- C'est quoi ça "faire la toupie"?
Poursuivons:
Mia souffre maintenant de blessures aux mains et aux pieds ainsi que de contusions.
La question est:
- Qui est Mia? Présumons que c'est la fille de 14 ans.
Ensuite:
L'homme de 21 ans, étudiant à l'université en enseignement, a été condamné à huit mois de prison.
L'homme a donc 21 ans. C'est donc soit:
- un homme de 21 ans sortant avec une femme de 14 ans qui a un enfant;
- un homme de 21 ans qui non seulement sort avec une femme assez âgée pour avoir une fille de 14 ans, mais est également capable de faire pénétrer une adolescente de 14 ans dans une sécheuse.
Puis:
Le juge a qualifié l'acte d'une "stupidité incroyable"
Le blogue de Mathieu C a qualifié l'entrefilet de truc le plus mal écrit qu'il ait lu depuis longtemps.
22:05 Publié dans De choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Fait divers, français, syntaxe, médias, journal métro, sécheuse
25 août 2006
On ne l'attendait plus
Arrêtez les rotatives, stoppez les presses, alertez les télés, envoyez un bélinographe aux radios, ON TUE LA UNE!!!
Jessica Lynch est enceinte!
Comment ça "Qui ça?"?? Jessica Lynch, la soldate ex-prisonnière libérée en 2003 dans un stunt médiatique. TOUT LE MONDE la connait. Mais surtout: tout le monde veut connaître les recoins les plus intimes de sa vie, de l'ongle incarné à la naissance d'un enfant.
C'était déjà une nouvelle insignifiante dans le journal Métro, mais elle est gargantuesquement stupide dans le Nouvel Observateur. Le journal Métro annonçait ce matin que la nouvelle avait été annoncée par... son agent. Elle a un agent!
![]()
Mais qu'est-ce que j'attend pour en avoir un moi????
D'ici là, je vous invite à visiter le http://www.jessica-lynch.com/, un site absolument magnifique, au design à faire rougir de gêne ce blogue que vous aimez tant.
12:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : médias, propagande, armée, jessica lynch, États-Unis, potins
15 août 2006
Il ne fait que passer... à coup de 18 roues sur la langue française

Inutile d'essayer de le cacher (et pourquoi est-ce que je pourrais bien vouloir cacher ça???): je déteste l'émission d'été de Luck Mervil. "Je ne fais que passer" nous dit-il, rappellant de façon moche le titre de son imbuvable 2 heures de temps d'antenne. HEUREUSEMENT cibouarge qu'il ne fait que passer! S'il fallait qu'il y soit toute l'année, je crois que j'intenterais des poursuites pour qu'on me rembourse mon 2$ d'impôts qui va à Radio-Canada.
Au début de l'été, il avait un accent français plus imposant et intense que son correspondant outre-Atlantique. Ridicule. Il s'en est maintenant départi. J'aurais pu mettre "heureusement" au début de ma phrase, mais non: c'est encore plus aggressant maintenant.
Monsieur se permet, sous couvert de faire une émission au parler libre et au ton décontracté, de parler comme s'il était dans un garage. Sa première intervention d'aujourd'hui en était le pire des exemples où s'alignaient sans grâce des familliarités insultantes digne de la conversation de "chummy" la plus virile. "J'ai été faire un show écoeurant là-bas et j'ai jasé avec mon chum Grégory Charles". Comme si CKOI avait pris le contrôle de Radio-Canne.
"Mathieu, tu fais juste chiâler tout le temps!" me diront certains. Hé bien non! Je ne fais pas que chiâler: je me plains aussi. Et officiellement à part ça. Voici copie du courriel qu'a reçu monsieur Mervil à 13h14 aujourd'hui même:
NOM : Mathieu Charlebois
COURRIER : mingus.blog@gmail.com
VILLE : Montréal
TITRE : De quossé?
MESSAGE :
Vous avez été en onde quoi? 3 minutes jusqu'à maintenant?
Néanmoins, vous avez eu le temps de passer:
Gang, show (3 fois), capoté, party et quelques-uns que je n'ai pas eu le temps de noter.
Bravo.
Bonne fin d'émission. Je vous en souhaite une crisse de bonne ben ben le fun, tsé, de quoi de trippant.
Je trouvais déjà mon été pénible sur les bords, pour cause de pas de gros projets. Je te maudis Luck Mervil de venir en plus mettre un vernis de médiocrité sur cette période radiophoniquement famélique.
Vas-tu finir été maudit???
23:00 Publié dans De choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Radio, Canada, Luck Mervil, médias, français
08 août 2006
Canadien, Canadienne Tire: les réponses
Depuis le temps que j'en parle, c'est aujourd'hui que je réponds à vos commentaires sur mon billets "Canadien, Canadienne Tire".
Tout d'abord, mes erreurs:
- Avoir écrit ce billet en été, me retrouvant alors en pleine pénurie d'information et donc d'exemples concrets à donner;
- Ne pas avoir cherché plus ces exemples. Il y a du monde qui lisent, j'ai quand même une certaine "responsabilité";
- Avoir cru que les gens comprendraient que je ne me prend pas pour une référence absolue.
Puisqu'il a abondamment écrit et qu'il me permet de répondre à tous les autres commentaires, je m'attarderais aux écrits de Opium / Vincent.
Il y a quelques commentaires bizarres dans cet envoi.
Dont celui-ci: tu encenses le National post pour avoir offert une dizaine de pages à une obscure soldate canadienne morte au front en Afganistan. Le message sous-entendu: les Québécois devraient également profiter d,une telle couverture.
Non, je dis plutôt, et ça me semblait clair, qu'il y a une marge entre 10 pages et une page 10. Le National Post en a beurré épais, mais les médias québécois n'ont pas beurré du tout et on a dù manger notre pain d'information du ROC bien sec.
Tu portes finalement un jugement de valeur sur la couverture de l'actualité canadienne au Québec. Elle serait anormalement insuffisante. Il faudrait en savoir autant que les britannico-colombiens sur l'état des forêts de séquoias. Cela en raison des conséquences potentielles sur le monde municipal et provincial. On voit que le lien est ici très ténu. Entendu, bien sûr, qu'il n'y a pas absences d'infos canadiennes au Québec.
Mes exemples étaient boiteux, mais je maintiens: nous ne savons rien de ce qui se passe dans le ROC et nous faisons par conséquent des jugements inexacts quand vient le temps de réfléchir à la politique canadienne.
Au delà des exemples spécifiques, comment puis-je, comme électeur, faire un choix éclairé lorsque vient le temps de choisir un dirigeant qui prendra des décisions sur un pays en entier si je n'en connais qu'un treizième? Comment puis-je espérer comprendre la logique économique des décisions de mes dirigeants si je ne connais que le montant de mon portefeuille? Comment peut-on vouloir ne pas être déçu de ses représentants quand on ne saisit pas l'ensemble de leur plan?
Ce débat tourne -on l'aura compris- autour de la notion de normalité. La normalité est que les journalistes rapportent les informations selon le cadre référentiel qui est celui de la majorité de leurs auditeurs, à savoir, dans le présent, la nation québécoise. Tu proposes de changer ce cadre pour l'élargir au Canada. Est-ce souhaitable? Ça dépend des buts qu'on poursuit? Chose certaine, ce n'est pas ce qui est normal comme tu le prétends. Car comme nous le savons, le Canada n'a pas vraiment de liens partagés et communs aux plans historique, sociologiques et politiques.
Ce débat tourne autour de la notion de normalité? Ha bon....
Je peux facilement comprendre que le premier réflexe d'un journaliste est de rapporter exactement ce que l'on attend de lui. Mais c'est du journalisme soit paresseux, soit limité que de ne faire que ça.
Le journaliste, c'est la personne qui est payé et qui a le temps d'aller voir ailleurs. C'est le journaliste qui est la sentinelle du citoyen, c'est celui qui est chargé de voir plus loin. Si le guetteur dans sa tour ne raconte que ce que la personne au sol voit, il ne sert à rien.
Est-ce souhaitable? D'un point de vue démocratique, oui je le crois, comme je l'ai exposé plus haut.
"Ça dépend des buts que l'on poursuit" dis-tu. Voilà qu'on y arrive. Permets que j'extrapole un peu sur ce que tu dis et que je te prête quelques intentions. Si je me trompe, tu me corriges. Tu insinue ici que de parler plus du Canada serait faire une sorte de "Nation Building", mot "fancy" pour "propagande fédéraliste". C'est exactement l'insinuation qui empêche les journalistes de sonder les profondeurs du Canada: la peur de se faire traiter de propagandiste fédéraliste. C'est encore pire à Radio-Canada. Toute émission osant présenter, par exemple, "Les beautés du Canada" se voit regardée et disséquée comme étant un potentiel cheval de Troie.
Cette paranoïa est abusive et stupide.
Si, comme te le crois et je le crois, le Canada et le Québec ne partagent pas beaucoup de choses, les informations ne feront que nous le confirmer. Si ça se trouve, c'est une situation qui pourrait potentiellement faire allumer certaines personnes sur la pertinence de l'indépendance du Québec. Mais que l'on partage ou pas de liens, nous faisons partie tout deux du même ensemble politique et il n'est pas normal, ou souhaitable si tu préfères, que j'en saches plus sur la politique américaine que canadienne.
Notre scribe tombe ensuite dans l’éloge de la presse canadienne anglaise. La couverture serait censément plus dense et complète. Lecteur occasionnel du National post, je peux vous certifier que la couverture québécoise de ce quotidien est infiniment plus déficiente que la couverture canadienne de nos grands médias québécois. Les bulletins de nouvelles anglos ne sont guère mieux.
Je constate comme toi: le Québec est mal couvert dans le ROC. Soit, mais ce n'était pas le sujet de mon billet. De plus, nul part ne tombe-je dans l'avalanche dythirambique et la flagornerie face à la presse canadienne. Tout au plus dis-je que le Maclean's est un bon magazine. De dire que lire la presse anglophone nous donne l'impression de lire un journal italien, ce n'est flatteur ni pour la presse québécoise ni canadienne.
(...-> J'ai déjà parlé de mes exemples malhabiles, alors je saute)
Sans compter qu’on nous parle sans arrèt du gouvernement fédéral et du Conseil de la fédération. Et il y a également les rubiques et chroniques ‘‘canadiennes’’ dans nos grands quotidiens.
Oui, on nous parle du fédéral et du conseil... dans une optique québécoise. Et la rubrique Canadienne est bien mince à part dans le Devoir. Mais ce n'est que mon avis, pas une valeur absolu et tu as le droit de penser autrement. Si tu veux, on peut compter le nombre de lettres et faire des graphiques...
C’est l’état québécois qui contrôlent l’essentiel des pouvoirs qui touchent de près au citoyen (santé, éducation, services sociaux).
Avec des fonds qui viennent (difficilement bien souvent) de....?
Tu t'attaques ensuite aux commentaires.
Il trace ensuite un parrallèle entre l'humour québécois, chiant -en recherche d'identité- et l'humour canadien anglais, frais et intelligent.
Si tu as lu comme il faut, il a bien dit qu'il ne parlait pas de 100% de l'humour québécois, mais bien d'une tendance générale. Il fait des nuances et s'attend à ce que son propos soit lu par des gens nuancés. C'est pourquoi il ne prend pas la peine de dire des trucs du genre "Il y a des humoristes canadiens très bon, comme Rick Mercer et il y en a des pourris, comme Don Cherry, mais je veux parler de ceux qui sont comme Mercer. Vous me suivez?"
Primo, il n'existe pas de culture canadienne en tant qu'entité distincte et originale, mais bien une culture anglo-américaine à l'intérieur de laquelle nos amis du Canada participent de plein pied.
Tiens, c'est à toi de faire dans le manque de nuance maintenant? "Le Canada est un peuple sans culture et sans histoire", pour paraphraser un lord célèbre.
Le commentaire sur l'humour est plus ridicule, tellement il est réducteur et fait appel à un jugement manichéen et simpliste.
Dit-il...

Bon, voilà. Malgré tout, ne croyez pas que je sois amer. Du tout! Il est très agréable de se savoir lu et de constater que l'on prête à ma prose une valeur qui semble égale à celle qu'un édito dans La Presse.
Je suis bien loin pour ma part de prétendre détenir une vérité autre que la mienne. La prochaine fois, je me retiendrai avant de peser "envoyer" pour un texte dont je ne suis pas moi-même satisfait.
23:30 Publié dans Articles "sérieux" | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Actualitées, politique, Canada, Québec, informations, médias
25 juin 2006
Dans le Voir de cette semaine
Je lisais mon journal Voir de la semaine et je suis tombé sur deux petits bouts de textes qui ont, comme on dit en anglais, "fait ma journée".
1- La radio
Vous connaissez sans doute mon amour immodéré pour la radio. Si non, ben voilà: j'éprouve un amour immodéré pour la radio. C'est mon média à moi. Mon médium que j'aime entre tous les médiums (et même les extra-larges). J'adore la radio et même plus encore. Voilà.
Donc, Steve Proulx, dans la chronique Médias, parle du départ de Marie-France Bazzo et il dit ceci de la radio, par le biais de l'émission Indicatif Présent:
La télévision est soumise à la dictature de l'image. Forcément, cela colore jusqu'au choix des sujets. À la radio, le philosophe Gilles Lipovetsky peut bien développer ses théories pendant 15 minutes. À la télé, il ne survivrait pas longtemps à la dure loi de la zappette.
La télévision montre, illustre. Elle évoque plus qu'elle n'explique. D'autre part, la télé retient toute l'attention et refuse qu'on la trompe avec d'autres activités. Du coup, le téléspectateur qui stoppe tout pour se soumettre aux exigences de la boîte à grimaces est en droit de s'attendre à autre chose que de la monotonie. Il veut voir, voyager, découvrir. Il veut que ça bouge.
À la radio, en revanche, l'image n'a pas droit de cité; les mots, oui. S'étendre en palabres est toujours convenable. Et pelleter des nuages est encore vu comme un moyen efficace de percer le brouillard.
C'est presque dommage que la dernière phrase soit donnée à un article dans un journal hebdomadaire. Elle mériterait d'être dans un roman.
Alors la prochaine fois que quelqu'un va me demander pourquoi j'aime autant la radio, je vais réciter par coeur cet extrait.
2- Le rap Mysogyne
Dans les médias cette semaine s'est agité la réincarnation d'un scandale vieux comme le monde: la musique des jeunes est mauvaise pour eux. Les paroles de leur musique, dans ce cas particulier. Ainsi, le rap québécois serait infesté par un cancer qui ronge la belle jeunesse qui l'écoute: elle est mysogyne et sexiste. Deux groupes sont principalement pointés du doigt: Black Taboo et Omnikrom.
Voici ce que j'ai posté sur un forum il y a peu:
Aussi fort je peux ne pas aimer Omnikrom, c'est quand même très difficile de passer outre l'aspect dérision de ce qu'ils font. Come on! Le flow, les histoires de palette drette, les photos style "On se prend pour des vraiment tough", le titre "futurs millionaires"... Ça sent la dérision aussi fort que ça sent la friture dans un Belle Province!
Black Taboo par contre, c'est pas évident du tout et je ne pense pas que ce soit 2e degré ou humoristique. Ça ne veut pas dire qu'ils sont tous des violeurs en puissance, mais il y a certainement des choses qu'il n'est pas utile de mettre sur un disque.Qu'on mette Omnikrom et Black Taboo sur le même pied, je trouve ça insultant pour l'intelligence de Omnikrom. Et je n'aime pas Omnikrom, rappelez-vous.
Caroline Néron et son décolleté systématique sur TOUTES les photos de la promo et de l'album causent bien plus de tort à la condition féminine que tous les disques qu'ont pu vendre Omnikrom.
Ma fille n'écoutera pas de marde comme Black Taboo. Parce que je suis capable de me tenir debout, que je me préoccupe de ce qu'elle se met dans les oreilles, que je suis PRÉSENT.J'ai entendu et lu cette semaine une bonne dizaine de témoignages de parents qui découvrent soudainement que leur fille de 12 ans écoute du Black Taboo. À tous les parents qui chiâlent et crient au scandale en découvrant des disques du genre dans la discothèque de leurs enfants je dis:
T'ÉTAIS OÙ CRISSE? Comment une fille de 12 ans peut se ramasser SANS QUE TU LE SACHES avec ça??? Lâche ton ostie de tévé pis parle à tes enfant st-cibouare de viarge!
Hé bien, Olivier Robillard-Laveaux, dans sa chronique Scène Locale, a trouvé EXACTEMENT l'argument que je cherchais lorsqu'il dit:
Lâchez vos grands principes quant aux rappeurs locaux et attaquez donc cette société qui pousse une compagnie de bière à engager une plongeuse aux seins siliconés pour jouer la fausse barmaid dans un aquarium pendant dix jours.
Bang. Et voilà. Si c'est ce que le groupe qui est sur la scène dit qui vous hérisse le poil des jambes, c'est que vous êtes rentré sur le site les yeux fermés.
21:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Voir, Radio, Marie-France Bazzo, Indicatif Présent, Médias, Rap, Sexisme






