06 mai 2007
Faire la lumière fluo-compacte sur les ampoules du même nom
Fabien Deglise signait un texte sur les ampoules fluo-compactes dans le Devoir de ce week-end. Probablement a-t-il été influencé par ma propre note sur le sujet, et sur la question que je posais sur le sujet. Sans doute.
Abondant dans le même sens que moi (gage d'intelligence et d'un esprit vif), voici ce qu'il en dit:
Dans les faits, en matière de guerre aux polluants, la déferlante de fluocompactes que nous souhaite Ottawa risque d'avoir une portée minime puisque l'éclairage sous toutes ces formes est responsable de la production de... 1,5 % des GES au pays. Sans plus.
Pis, au Québec, où la source énergétique est principalement tirée de l'hydroélectricité, les avantages d'un engouement pour les fluocompactes n'a finalement pas les mêmes implications puisque le secteur électrique, ici, n'est pas un gros producteur de GES, contrairement à l'Ontario, par exemple. (...)
Ampoules fluocompactes et écologiques semblent d'ailleurs être deux concepts pas toujours évidents à concilier lorsqu'on regarde l'objet fluorescent de plus près. Sans filament, certes, ce type d'ampoule contient en effet du mercure. Les quantités sont faibles: 5 mg à peine, alors que la pile de montre en contient environ 25 mg (l'amalgame dentaire en compte 500 mg), ce qui toutefois fait en sorte qu'après sa vie utile, le produit doit être manipulé comme un déchet dangereux plutôt que comme un déchet ordinaire.
Or, à l'heure actuelle, aucun programme fiable et facile d'accès pour le recyclage des ampoules fluocompactes n'a été mis en place par les provinces ou par le gouvernement fédéral. Et cette carence risque de faire en sorte que, tout comme dans le cas des piles domestiques, ces ampoules vont certainement finir leur existence, certes dix fois plus longue que celle d'une ampoule à incandescence, dans une décharge publique pour y polluer le sol. (...)
Cela n'est d'ailleurs qu'une tare parmi tant d'autres. C'est qu'avec son filament de tungstène dans un globe contenant un gaz inerte, l'ampoule d'Edison relève finalement d'une technologie bien simple et surtout éprouvée depuis plus d'un siècle. L'ampoule fluocompacte ne peut certainement pas revendiquer cela: en plus de son mercure, elle contient aussi des condensateurs électroniques, dont la fabrication demande beaucoup d'énergie et dont le recyclage est pour le moment impossible à envisager.
Si on tient compte aussi du fait que ces ampoules sont produites à l'autre bout du monde, bien souvent en Asie, qu'elles empruntent donc des modes de transport polluants sur de longues distances pour se rendre à nous et qu'elles sont emballées dans des plastiques pas toujours recyclables (...), le vert foncé du développement durable que le gouvernement Harper veut nous vendre en parlant d'interdiction prend forcément quelques nuances un peu plus claires par endroits.
Alors donc, je repose la question:
Qu'est-ce qui pressait plus que d'obliger l'usage d'ampoules fluo-compactes?
Une suggestion de moi parmi tant d'autres: Taxer les sacs de plastique. En 2002, l’Irlande a réduit de 90 % l’utilisation des sacs en plastique en imposant une taxe de 15 cents par sac. (Source)
À votre tour, encore.
21:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, canada, Québec, Parti conservateur, John Baird
28 avril 2007
La question au bout du tunnel
Un autre grand concours signé Le blogue de Mathieu C!
Faisant écho à ma note sur les ampoules fluo-compactes, je vous demande:
Qu'est-ce qui presse plus qu'un loi sur les ampoules?
Nous avons déjà comme réponse:
Moi: Obliger les tours à bureau à fermer leur lumières la nuit. Ou, du moins, faire de la conscientisation sur le sujet.
Marie-Élaine: Forcer la main aux compagnies pour qu'elles recyclent leur papier.
Fred: J'ai beau chercher, je trouve rien de bon à dire à propos de M. Baird. Ce qui pressait plus que les ampoules fluo-compactes ? Son congédiement, la chute du gouvernement Harper et l'élection d'un gouvernement minoritaire du Parti Vert avec le parti Libéral en opposition officielle et le Bloc Québécois comme balance du pouvoir.
EDIT:
Stephanie : Personnellement je suis subjuguée par les lave-trottoirs (c'est bien comme ça qu'on les appelle à la ville), qui se charge à ce temps-ci de nettoyer la garnotte des trottoirs vers la rue où elle sera ensuite ramassée par un camion balai. Or, les lave-trottoirs poussent la garnotte avec des jets d'eau à haute-pression et c,est de l'eau qui provient de l'aqueduc! ainsi, la ville "lave" les trottoirs à grande eau, pendant qu'on dit aux gens d'arrêter de laver leur entrée de garage à grande eau ...
À votre tour maintenant.
13:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, canada, ampoule, écologie
25 avril 2007
La lumière fluo-compacte au bout du tunnel
Ainsi, le gouvernement Conservateur se lance dans un grand mouvement vers le vert. Quel est son premier geste? Interdire les ampoules à incondescence et obliger leur remplacement par des ampoules fluo-compacte.
Pffff... C'est tout ce qu'on a trouvé? Quel changement cosmétique, inutile et destiné à faire croire que l'on fait quelque chose. Alors, pendant que les citoyens vont changer leurs ampoules, les compagnies, qui eux utilisent très majoritairement des néons, vont nous regarder aller sans rien faire. Probablement en se disant "Ouf! On passe notre tour encore. Merci monsieur le gouvernement."
Quand, quand QUAND va-t-on demander aux tours à bureau d'éteindre leurs lumières la nuit??? À regarder le centre-ville de Montréal passé 20h, on serait porté à croire que la majorité des gens travaillent de nuit! Les belles grandes villes illuminées sont une absurdité environnementale et un anachronisme énergétique. Il est temps que l'on exige que ces lumières brillant en vain soient éteintes.
Je donne cet exemple parce que l'on parle de lumières, mais dans à peu près tout ce qui concerne la pollution, les compagnies sont loin devant les citoyens. Ou plutôt loin derrière, parce que plus souvent qu'à son tour, le citoyen, lui, il recycle, il composte et il prend le métro. J'AI respecté mon protocole de Kyoto. Et vous, Ford, GM, GE, IBM, Bombardier, Dow, Alcan, Inco...?
Or, la priorité pour plusieurs gouvernements provinciaux et pour nos amis d'Ottawa, c'est de remplacer nos ampoules par d'autres qui prennent moins d'énergie. C'est bien beau, mais n'est-ce pas de toute façon un mouvement qui était très bien amorcé? L'ampoule fluo-compacte (qui n'est pas si écologique que ça: il faut en disposer comme d'un produit dangereux, pas seulement la mettre aux vidanges) n'est-elle pas, de toute façon, en train de faire son chemin dans pratiquement toutes les maisons? Certes, un réglement comme celui des Conservateurs va accélérer le mouvement, mais il y a beaucoup d'autres mouvements à créer, et ça presse. La lutte aux ampoules devrait se trouver bien plus bas dans la liste des priorités.
Y a des fois, vraiment, où j'aurais le goût d'aller frapper quelques haut-(ir)responsables.

Anecdote:
Parlant de la fuite de document du ministère de l'Environnement vers le parti Libéral, un journaliste a demandé à John Baird si ce n'était pas une preuve d'amateurisme. "Je ne connais pas ce mot", a-t-il répondu. Charming. Pour d'autres grands moments de francophilie, c'est par ici!
12:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : environnement, baird, conservateur, canada, Québec
12 mars 2007
Jean C et les OGM
Les médias ne se décident pas à faire le bilan du gouvernement Charest? Qu'à celà ne tienne, les citoyens vont s'en occuper. C'est pourquoi le blogue Le Périscope a lancé au début de la campagne la Liste Charest, une liste des bourdes du gouvernement Charest, énumérées au nombre d'une par jour. Croyez-moi, c'est pas une liste trop dure à alimenter.
Mathieu C non content de cette moins-que-modeste tribune a décidé d'aller poser sa brique dans la construction d'un mur contre lesquels le gouvernement actuel pourrait se planter la face dedans, si tant est que les électeurs avaient un brin de mémoire.
Alors voilà, trouvant l'initiative réjouissante, je posai ma brique sous la forme d'un rappel d'un des promesses solonnelle de la dernière élection: l'étiquettage des OGM. Voici le texte, paru sur le blogue du Périscope.
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Envers et contre tous en Amérique, un Québec dirigé par le Parti libéral exigera l'étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) utilisés dans les aliments vendus sur son territoire. (…) La position du PLQ face à l'étiquetage obligatoire des OGM constitue l'élément le plus audacieux de ses "priorités d'actions politiques pour le secteur bio-alimentaire québécois". (…)Le Québec peut difficilement imposer seul à toutes les compagnies qui exportent sur son territoire d'indiquer obligatoirement la présence d'OGM. "Mais on peut au moins le faire pour les entreprises qui produisent chez nous", dit David Whissel. Et si les entreprises québécoises se plaignent de souffrir d'un lourd désavantage face à leurs concurrentes d'outre-frontières? Une mention "contient des OGM" n'est pas perçue comme étant appétissante... David Whissel balaie les récriminations en disant que le rôle du gouvernement est de répondre aux attentes des citoyens. "Le consommateur veut être informé." L'étiquetage obligatoire ne pourra être imposé sans une "période de réflexion", admet M. Whissel, "mais on le veut et on prendra les moyens pour y parvenir". Et tant pis si le reste du Canada ne suit pas, "le Québec sera un chef de file". (La Presse, mercredi 15 janvier 2003, p. A6)

Le PLQ a reconnu qu'il avait abandonné une promesse formulée à la dernière campagne électorale en 2003, l'étiquetage obligatoire des OGM contenus dans plusieurs aliments, en raison de la résistance chez certaines entreprises agroalimentaires québécoises. (Le Soleil, Actualités, dimanche 25 février 2007, p. 8)
«Aux lettres d'intention, on oppose l'action», a déclaré André Ménard, l'attaché de presse du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Vallières. Le gouvernement Charest a créé un site Internet sur les OGM et commandé une étude sur les répercussions économiques de l'étiquetage obligatoire des OGM au Québec ainsi que deux recherches concernant des méthodes de détection de la présence d'OGM dans des aliments, a mentionné M. Ménard. «Le droit de la population à obtenir cette information-là [concernant la présence d'OGM], on y croit fermement, mais il faut le faire de façon responsable», a-t-il dit. (Le Devoir, Politique, jeudi 10 août 2006, A3)
(…) Le système d'étiquetage obligatoire, promis par les libéraux de Jean Charest lors de la dernière campagne électorale, est compromis, a appris La Presse. "Il n'y a pas de projet de loi dans le radar", confirme l'attaché du ministre de l'Agriculture Yvon Vallières, André Ménard.
"Nous ne ferons rien avant d'avoir reçu les recherches qu'on a demandées sur la question", indique-t-il. Or les deux études commandées par Québec à l'automne 2005 ne seront pas prêtes avant l'automne 2007.
De plus, Québec refuse maintenant d'aller de l'avant sans les autres provinces dans ce dossier. Celles-ci sont toutefois réticentes ou carrément opposées à l'étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés.
Déjà, l'Alberta a fait connaître son refus. "Les systèmes actuels de sécurité alimentaire sont suffisants et nous ne voyons pas la nécessité de l'étiquetage obligatoire", précise un porte-parole du ministère de l'Agriculture albertain, Wilma Teklemariam. L'Ontario, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick sont aussi opposés à l'étiquetage obligatoire des OGM. La Presse, Actualités, mercredi 12 juillet 2006, p. A2
« On n'ira pas de l'avant sans les autres provinces. On ne peut pas isoler le Québec et pénaliser certaines entreprises », explique M. Ménard. Aucun État nord-américain n'oblige présentement l'étiquetage obligatoire des OGM.
(…)D'autant plus que, selon Éric Darier [de Greenpeace], il resterait beaucoup de chemin à parcourir si le gouvernement voulait se doter d'une politique d'étiquetage. Trois ans après son élection, Québec n'a pas encore établi de système de traçabilité. Un tel mécanisme est pourtant nécessaire pour garantir qu'un produit ne contient pas d'OGM. En fait, il n'existe aucun système de ce genre au Canada. (La Presse, Actualités, mercredi 12 juillet 2006, p. A2)
22:35 Publié dans Élections 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Charest, élections, OGM, environnement, Canada, Québec
14 janvier 2007
Bush on climate change
09:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bush, environnement, humour
22 décembre 2006
L'environnement, priorité bidon
La Presse
Actualités, mercredi 20 décembre 2006, p. A23Les Canadiens "verts" par défaut
PC
Ottawa - Les sondages le démontrent, l'environnement préoccupe de plus en plus la population canadienne, un fait que le premier ministre Stephen Harper explique par l'absence de problèmes économiques, de scandales ou d'affrontements avec les séparatistes.
En entrevue de fin d'année, M. Harper a [affirmé que:]
" Premièrement, on doit dire pourquoi l'environnement est la priorité pour la population, a fait valoir le premier ministre conservateur. C'est parce qu'il n'y a plus de scandales, il n'y a plus de menace contre l'unité nationale, il n'y a plus de gouvernement qui n'agit jamais, il y a une économie forte malgré un ralentissement aux États-Unis. "
Comme les " choses vont bien pour le Canada et le Québec ", le public n'aurait donc plus à se préoccuper de problèmes plus inquiétants.
[...]
16:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Environnement, Stephen Harper, canada
08 septembre 2006
Écologie, quand tu nous tiens.
Puisque l'écologie la cote, et j'en prend pour témoin le fait que la note rédigée par ma collègue invité Valérie C. Fitouésumwé fut référée par le blogue Le périscope alors qu'aucun de mes géniaux écrits n'a eu cette honneur, je me suis dit que je pourrais aussi réflexionner un peu sur la sauvegarde de notre belle planète.
Les sacs en tissu, c'est vraiment cool. La plupart de ces sacs sont relativement larges. On peut donc y mettre plusieurs sacs de plastique pleins de nos victuailles et les transporter d'une seule main. C'est vraiment génial.
Longue vie au sac en tissu!
10:00 Publié dans Mingus le Grand | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Écologie, sacs en tissu, environnement
03 septembre 2006
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
Oubliez votre bon vieux balai et ses années de loyaux services, l'ère du jetable est bel et bien arrivée!
Croyez-le ou non, la compagnie Proctor and Gamble est bienfaisante et attentionnée. Ils ont, en effet, une panoplie d'articles nettoyants jetables tous plus merveilleux les uns que les autres et qui n'auront aucune conséquence, hormis la duplication de nos amis les sacs à ordures! Mais ça, on s'en fout! Une ménagère heureuse devrait avoir, au bas mot, 5 sacs d'ordures au bord du chemin une fois les terribles mais hygiéniques corvées terminées!
Vous comprendrez qu'il serait vraiment utopiste de s'imaginer que le plumeau jetable ayant servi à nettoyer la surface de vos meubles puisse aussi convenir au dépoussièrage de l'habitacle de votre voiture!

Si notre ami Proctor et son pote Gamble ont créé 5 sortes de lingettes/mitaines et autres pour 5 types de surface, c'est que l'on ne saurait s'en passer. C'est l'évidence même!
Tout d'abord, parlons un peu du fabuleux et télescopique Swiffer Sweeper. Oublions ''Un homme et son péché'' et concentrons nous sur ''Une femme et son plancher'' .
Il est à noter en premier lieu que l'emballage vert de ce produit est assurément un gage de conscience écologique.
Dans un premier temps, vous passez un coup de lingette jetable sèche, tout en remarquant avec émerveillement les rainures d'une forme absolument révolutionnaire, sur votre revêtement de sol adoré. Je tiens à préciser que ce que l'on affuble du terme révolutionnaire ici est un zig-zag tout ce qu'il y a de plus banal... Peut-être s'agirait t-il d'un zag-zig? Cela expliquerait bien des choses!
Dans un deuxième temps, tout en téléscopant à loisir, vous cajolez votre plancher chéri d'une douce lingette humidifiée au parfum "sensation de baie sauvage musquée d'orient centrale sud-ouestique et une touche de corail des bois", une explosion symbiotique qui enchantera les narines les plus expérimentées et les plus difficiles à contenter olfactivement.
Et le plus beau: une fois votre plancher scintillant comme jamais, vous n'avez qu'à balancer tout ces articles aux ordures! C'est pas génial ça? Viva la révolution, sti!
Mais n'allez pas croire que le jetable ne se limite qu'aux corvées ménagères! Vous pouvez également vous débarasser de vos rides d'un seul coup de petite lingette! Ensuite, vous vous débarassez de la dite lingette en un gracieux geste du poignet vers votre amoncellement de détritus qui rivalise dangereusement avec le sommet du mont de votre choix! C'est ce que l'on appelle, mesdames et messieurs, le progrès.
Je suis tout à fait heureuse de constater que Maurice, l'itinérant au coin de ma rue, a troqué son abri de fortune, tout de boîtes de carton confectionné, pour un gîte coquet fait entièrement de lingettes jetables.
Il faut aussi considérer les possibilités offertes par Proctor & Gamble afin que Maurice renouvelle son décor! J'entends déjà les visages à deux faces jubiler devant les étalages de produits cosmétiques. En effet, ces êtres multi-faces auront le loisir d'utiliser un maximum des produits suivants: lingettes moussantes carrées, rondelles automoussantes, lingettes clarté, lingettes intensives, lingettes nettoyantes humidifiées express et lingettes pour soin de nuit !

Que l'on m'ammène mon chirurgien! Je manque cruellement de visage, diantre!
Si vous avez un un oeil de Lynx, vous avez remarqué que la lingette détoxifiante pour le soin facial de 16h17 manque cruellement à l'inventaire énuméré ci-dessus mais cela ne saurait tarder! Je vous promet que j'écrirai à nos amis les concepteurs afin de leur soumettre ma grandiose idée.
Malheureusement, il est des ostrogoths qui tentent de faire en sorte que le jetable ne soit pas la seule alternative, qui tentent d'empêcher le progrès, de stopper l'avancement de l'humanité, qui veulent faire un disgracieux croc-en-jambe à la marche glorieuse de l'humanité, qui essaient de nous renvoyer à l'époque des cavernes où l'on nettoyait le sol de sa grotte d'une moppe faite des cheveux de nos enfants ou de nos enfants eux-même. Pour aller fustiger ces gens, vous n'avez qu'à aller manifester devant ce magasin. Faites-le pour vous, car considérant le nombre croissant de personnes allergiques aux herbes et pollens divers, il serait triste que la génération suivante ait encore à composer avec la présence de cette satanée végétation.
N.B.: Ce texte est optimisé pour les écrans jetables.
PAR:
Valérie C. Fitouésumwé
20:55 Publié dans Les invités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : pollution, gaspillage, écologie, environnement, hygiène
20 août 2006
Mathieu, pourquoi es-tu végétarien?
La grande question... Je ne vous ferai pas l'explication longue et complète, justement parce que c'est complet, mais long. Je peux à tout le moins résumer ça en disant: parce que c'est mieux pour l'environnement.
Comment? Rapportons-nous au Monde Diplomatique de Août 2006 (d'autant plus que de citer le Monde Diplomatique, c'est quelque chose qui paraît très bien):
Selon le ministère américain de l'Agriculture, les États-Unis, à eux seuls, abattent plus de huit milliards (8 000 000 000) d'animaux par and destinés à l'alimentation; chaque jour, plus de vingt-deux millions (22 000 000) d'entre sont [abattus] dans les abattoirs américains, c'est-à-dire plus de neuf cent cinquante mille par heure (950 000/h), seize mille par minute (16 000/min).
(...)
Pour chaque kilogramme de protéines animales fourni, la bête d'élevage doit consommer environ si kilogrammes de protéines végétales et de fourrage. De surcroît, produire un kilogramme de viande requiert plus de cent mille litres d'eau (1 kilo de viande = 100 000 litres d'eau). Alors que la production d'un kilogramme de blé en exige à peine neuf cent (1 kilo de viande = 900 litres d'eau).
- Les bêtes ne sont pas une marchandise; Pour l'abolition de l'animal-esclave
Par Gary L. Francione; Le monde diplomatique, août 2006

"Mais si on ne mange pas de viande, on mange quoi?"
Plein de choses délicieuses mes amis!
Légumineuses, noix, tofus, etc.
Je n'ai pas les chiffres, mais ce sont assurément des denrées dont la culture nécéssite une quantité d'eau plus proche du 900 litres nécessaire pour le blé que du 100 000 de la viande...
Aucun jugement ici, ni aucune propagande. C'est simplement une information que je trouvais interessante à transmettre, comme ma note sur la circonsicion et les photos de politicien.
18:10 Publié dans De choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Viande, végétarien, nourriture, écologie, environnement
05 juillet 2006
La faillite prochaine du Marché Jean-Talon
Marcher au marché
Les piétons auront bientôt toute la place au marché Jean-Talon pendant les fins de semaine cet été. L'arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie a adopté mardi un règlement qui interdira l'accès aux voitures à l'intérieur du marché durant cette période. Cette mesure sera en vigueur entre 11 h et 17 h du 15 juillet au 3 septembre. Seuls les camions de livraison pourront accéder en tout temps au marché.
Pour les citoyens, cette décision apportera plus de sécurité et de convivialité au marché.
Les marchands ne sont pas de cet avis. Ils craignent que cette réglementation n'entraîne une baisse de leurs ventes en gros. « Vraiment beaucoup de clients viennent acheter cinq caisses de tomates, beaucoup de choses qu'ils vont acheter, et ils les mettent dans leur auto. Nous, notre crainte c'est que beaucoup de clients arrêtent de venir au marché », dit un commerçant.
La Corporation de gestion des marchés publics de Montréal propose que le marché soit accessible en voiture au moins le samedi à ceux qui achètent de grandes quantités de produits. Le maire de l'arrondissement, André Lavallée, s'est déjà engagé à discuter avec l'association des marchands afin d'en arriver à une solution qui satisfasse toutes les parties.
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Parce que bien sûr, les gens qui achètent 5 caisses de tomates vont préférer se mettre à acheter de la sauce tomate en canne plutôt que de trouver un autre moyen de fonctionner.
Il est également impossible que le marchand qui vient de vendre 5 caisses de patates offre à son client de transporter les caisses jusqu'à son auto avec un petit chariot. C'est quand même pas comme s'il y avait un immense parking sous le marché où mettre son auto. Il faut ABSOLUMENT pouvoir entrer dans le marché, passer proche d'écraser une vingtaine de pieds et faire chier tout le monde.
Il est tout aussi impossible que les gens viennent acheter 2 tonnes de haricots le jeudi ou le vendredi, ou même, sûrement pas, le samedi AVANT que les rues ne soient bloquées. Ils doivent absolument venir le jour le plus achalandé. C'est pour ça qu'on devrait ne pas bloquer les rues le samedi, c'est là où ce serait le plus utile.
Dans la même veine, il est bien sûr impensable de croire que l'économie peut s'adapter à de nouvelles réalités. Quand un commerce fait faillite, ce n'est pas qu'il n'a pas su s'adapter, c'est que les lois sont trop contraignantes. La loi du marché, c'est une vérité absolue, mais seulement quand on l'applique à des choses qui viennent du gouvernement.
Tant qu'à être dans le sujet, voici une brève que j'avais fait à Éborgner et Broche-à-Sil en juillet 2005:
Un projet de l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie de bloquer certaines rues à la circulation automobile autour du Marché Jean-Talon les samedis ne plaît pas à certains commerçants qui ont obtenu de la cour que soit suspendu ce règlement.
Selon eux, en plus de rendre difficile le réapprovisionnement de leurs étalages, ce règlement violerait le droit inaliénable de se déplacer n’importe où dans un véhicule motorisé et ce, même si ça embête tout le monde et que c’est inutile.
Parallèlement, une association d’automobilistes zélés ont lancé une pétition qui réclame qu’on leur permette d’aller dans les magasins avec leur voiture afin de leur éviter de longs déplacements dans une position debout et le moindre effort physique.
« Déjà qu’il faut marcher de la maison à l’auto, faudrait pas en demander trop » de déclarer un des membres de l’association en question.
Et le même homme de renchérir :
« Et si c’était les piétons le problème? Personne ne remet jamais en question leur présence dans le marché et pourtant, ils sont partout et rendent difficile la circulation automobile. Nous, automobilistes, n’avons pas à souffrir à cause des choix de ces écologistes réactionnaires. »
12:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Marché, Jean-Talon, piéton, automobile, environnement, sécurité






