11 février 2008
UQAMothon
Vous savez ce que c'est... Vous dites une blague dans un local avec des collègues grévistes, comme ça, tout bonnement. Puis, la première chose que vous savez, c'est qu'ils ont monté un comité, fait des demandes de financement, trouvé du monde pour embarquer, acheté des costumes et monté un .com.
Quoi? Vous savez pas ce que c'est?
Ben moi, je le sais maintenant. Laissez-moi vous présenter....
J'en reviens pas encore moi-même....
17:00 Publié dans UQAM en grève 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Uqamothon
18 janvier 2008
Vous l'avez peut-être vue...
Vous l'avez peut-être lue en version écourtée dans le journal Métro de mercredi.
La voici dans toute sa splendeur: Mon courrier des lecteurs. (Oui, je sais, j'ai déjà utilisé ce titre pour une autre lettre ouverte. On s'en fout, c'est un bon titre.)
Penser l'éducation
Selon la firme comptable Waterhouse Cooper, le plan de redressement de l'UQAM serait insuffisant et elle doit encore dégraisser. Mais dégraisser quoi? La qualité minimale que l'on exige d'une université occidentale est bien près d'être atteinte. Devrait-on se soumettre à une volontaire anorexie scolaire?
Trois fois lors de ma première semaine de cours ai-je entendu cet affligeant laïus : « D'habitude, il y a des conférenciers, mais cette session, on ne peut plus les payer. Si je trouve quelqu'un qui soit prêt à se déplacer gratuitement… »
Ouch. Un brin fâchant à vivre alors que nos frais augmentent.
Parallèlement, on impute à une baisse des inscriptions une partie du manque de fonds. Mais qui voudrait bien s'inscrire à une université où les locaux informatiques ont des heures d'ouverture de caisse populaires, ouvrant six heures le samedi et fermant le dimanche?
Et l'UQAM de déclarer qu'elle pense augmenter ses revenus en ajoutant des programmes de cycle supérieur afin… d'améliorer ses subventions. On dirait qu'il est bien fini le temps où l'UQAM avait des étudiants. Elle a maintenant des subventions.
Je vois avec horreur sévir encore cette logique comptable, celle-là même qui a mis mon université dans la situation où elle est, risquant d'anéantir les valeurs fondamentales d'ouverture, de réflexion et d'accessibilité qui devraient régner en cette université publique qu'est l'UQAM.
Quand en aurons-nous assez de cette dictature des chiffres insultante pour le rôle que doit tenir une université dans sa société? Est-ce cela que nous voulons retirer de l'éducation supérieure?
J'ai de la chance, il ne me reste qu'une session à faire. J'aurai eu le temps de terminer mon baccalauréat avant de cesser d'être rentable. J'espère néanmoins que l'on aura recommencé à penser l'éducation au lieu de la gérer lorsque ma fille entrera à l'Université.
00:27 Publié dans UQAM en grève 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 novembre 2007
La lecture, c'est dangereux!
Lecture publique devant la Grande Bibliothèque
Les étudiants ont effectué une autre action de mobilisation, vendredi. Une dizaine d'étudiants affiliés au Rassemblement des artistes très sensibilisés (RATS), de l'UQÀM, se sont installés sous une bannière, devant la Grande Bibliothèque, où ils ont effectué une lecture publique.
Ils voulaient ainsi dénoncer le plan de redressement de l'UQÀM exigé par le gouvernement du Québec et, du même coup, le sous-financement du réseau universitaire québécois. Cette activité visait ainsi à sensibiliser la population à l'importance de l'accessibilité aux études.
Les forces de l'ordre ont demandé à la direction de la Grande Bibliothèque de fermer ses portes, ce qui a été fait.
Je vais tenter de vous trouver une photo de cette très dangereuse opération de lecture qui a forcé la fermeture de la Bibliothèque Nationale. En attendant, voici ce que c'est, un VRAI cube:





Pourquoi le cube:
L'éducation permet d'envisager le monde sous différents angles, de différentes manières et le savoir emprunte toutes les formes, s'insérant autant l'art que dans le travail manuel.
Parallèlement, les origines de la situation catastrophique des universités québécoises et de l'UQAM sont multiples et aussi multiformes que le sont les remèdes à cette situation. Seuls l'amalgame et l'amoncellement des gestes et des idées pourront faire changer les choses.
L'action des cubes utilise la symbolique des formes changeantes et l'accumulation de la masse et de la multitude pour faire résonner ces faits.
Chaque participant fera sa part pour construire, déconstruire et transporter un monument pour l'éducation. Le carré rouge, symbole de l'importance du réinvestissement en éducation devient tridimensionnel, pour souligner qu'il est plus urgent que jamais de réinvestir et de penser à nouveau l'éducation post-secondaire.
À midi trente, mercredi, l'immense cube construit dans l'agora sera déconstruit bloc par bloc. Chaque bloc sera alors porté par deux étudiants pour qu'ils soient réarrangés en pyramide, en colonne et en diverses formes afin d'occuper un espace public.
Lors d'une flash-mob comme celle-ci, une masse de personnes posent un même geste simple. L'accumulation de ce simple geste est capable d'en créer un plus grand. Ce n'est qu'en allant tous dans la même direction que nous arriverons à changer la direction dangereusement comptable que prend l'éducation au Québec. Il est temps de cesser de gérer l'Université et de recommencer à la penser.
12:05 Publié dans UQAM en grève 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 novembre 2007
Parce que l'humour n'est jamais en grève
Avez-vous remarqué? Depuis que l'UQAM s'est construit de nouveaux locaux, on a plus accès aux anciens?

12:50 Publié dans UQAM en grève 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grève, UQAM, éducation
11 novembre 2007
Les universités, qu'ossa donne?
Tsé, je regardais ça là pis les université, Qu'ossa donne?J'en connais plein de monde qui ont réussi pis qui sont jamais allé à l'université. Louis Cyr tsé, y a jamais eu un diplôme pis ça l'a pas empêché d'être l'homme le plus fort du monde. Même chose pour le grand Antonio. Qu'est-ce qu'y aurait pu tirer de plus le Grand Antonio avec un diplôme universitaire?
Quand est-ce qu'on a besoin de ça, un universitaire?
Je veux dire, à part pour faire des commissions sur les accommodements raisonnables, quand est-ce qu'on se sert de ça un intellectuel?
Un prof d'université, ça écrit dans le Devoir, ça va à la radio de Radio-Canne ou à Télé-Québec, mais c'est toute tsé.
À part former d'autres futurs profs d'université, là...
Moi je dis qu'on devrait transformer les bâtisses d'université en gros terminus voyageurs pis en tour à bureaux. Ouin.
22:20 Publié dans UQAM en grève 2007 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : université, éducation, grève, UQam
Penser l'éducation
Penser l'éducation
Collectif étudiant
Nous, étudiants, croyons nécessaire d'alerter la communauté et le public sur l'asphyxie de notre système universitaire, mais aussi, et surtout, sur la tranquille mort de l'Université comme moteur social.
En 2005, nous sommes descendus dans la rue, scandant un chiffre, réclamant une somme d'argent. Pourtant, le débat était parti de l'idée plus large de la hausse des frais de scolarité et de l'accessibilité à l'éducation. Puis, tranquillement, nous avons emprunté le langage de la gestion. Nous sommes passés de penseurs à gestionnaires.
Nous avions cru que la situation des universités était catastrophique pour des raisons monétaires, pour des raisons de budget. Cette situation ne nous échappe pas davantage aujourd'hui qu'alors, mais nous n'oublierons pas cette fois-ci que ces raisons sont les conséquences du manque de positionnement philosophique de nos dirigeants face à ce que devrait être une université. L'Université ne doit pas être gérée, elle doit être pensée.
Aujourd'hui, nous sommes à nouveau en grève et nous appelons à l'urgence de reconsidérer la fonction que l'on attribue à l'université. Le rôle de l'Université n'est pas limité à former des professionnels ou à assurer un meilleur revenu à ceux qui la fréquentent. L'éducation, c'est la transmission du savoir, de la curiosité intellectuelle et du désir de mieux comprendre le monde qui nous entoure. La dévalorisation de la réflexion et du savoir au profit d'une vision gestionnaire et d'une culture de la performance est la négation des principes qui ont assuré la pérénité de l'Université depuis sa création au Moyen-Âge.
Dans les années 1960, au Québec, la création de l'UQAM marquait l'aboutissement d'une grève étudiante qui réclamait l'accessibilité globale au savoir. En cela, elle greffait à la fonction ancienne de l'Université des idées modernes de démocratie. On pourrait prétendre que la création de l'UQAM fut un grand moment de l'histoire québécoise, mais ce dont nous sommes certains, c'est que son déclin actuel révèle au grand jour la crise de la pensée qui infecte et contagie notre classe dirigeante.
Augmentation des frais administratifs dits afférents, avec diminution en qualité et en quantité des services aux étudiants; intention de surcharger des classes déjà pleines parce que chaque nouvel élève est un revenu supplémentaire; fermeture des laboratoires la fin de semaine par souci d'économie: chaque remède appliqué à la crise financière ne fait que masquer la crise philosophique qui la sous-tend, et la nourrit.
Ainsi nous retournons en grève. Nous le faisons pour que nos dirigeants qui se disent concernés par l'éducation assument ce qui leur tient à coeur; pour qu'ils entament une réflexion profonde sur les liens que le savoir et la culture entretiennent avec l'épanouissement d'une société, la nôtre, celle qu'on laissera en héritage. Nous sommes convaincus que ces liens sont forts et inextricables. Il appartient à tous de ne jamais l'oublier.
Signataires:
Philippe Blouin
Fannie St-Cyr
Dominique Charron
Mathieu Charlebois
André Perron
Olivier Savary
Guillaume Martel LaSalle
16:10 Publié dans UQAM en grève 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10 novembre 2007
Le roi est mort, vive le R.A.T.S!
09:45 Publié dans UQAM en grève 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







